Il y a 250 ans, l’eau arrivait à Montpellier

08/12/2015 – 18h20 Montpellier (Lengadoc Info) – Approvisionner une ville en eau, cela fait partie des choses qui, avec le temps, nous semblent tellement élémentaires aujourd’hui tant cette ressource naturelle primordiale est facile d’accès dans notre société ultra-urbanisée. Pourtant, il y a peine deux siècles et demi, l’aménagement de la cité de Montpellier connaissait une petite révolution. Le 7 décembre 1765, pour la toute première fois, l’eau arrivait directement au cœur du Clapas grâce à l’inauguration de l’aqueduc Saint Clément, reliant la source de Saint-Clément-de-Rivière à la place du Peyrou.

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Il aura fallut douze années de travaux sous la direction de l’ingénieur gardois Henri Pitot, pour que le projet soit mené à bien. Un projet pourtant très ancien puisque celui-ci voit le jour dès le règne de Philippe V, quatre cents ans plus tôt, mais le manque de moyens financiers empêche toute concrétisation. Après les guerres de religion qui ont ensanglantées la région, Louis XV décide d’imposer sa marque sur le Clapas. Il ordonne donc à la ville de lever un nouvel impôt qui devra permettre de financer au tiers la construction de l’aqueduc, les deux tiers restant étant payé par les États de Languedoc et le roi lui même.

Pour l’anecdote, le jour de l’inauguration, l’eau arrive au Peyrou avec plusieurs heures de retard sur l’horaire alors qu’il y a entre 4 000 et 6 000 personnes sur la place. Si l’on ignore encore pourquoi, certains n’hésitent pas à pointer du doigt les habitants de Celleneuve, jaloux des Montpelliérains car eux aussi avaient dû payer l’impôt pour la construction de l’aqueduc, sans pour autant avoir accès à l’eau.

A l’occasion de ce 250ème anniversaire de l’arrivé de l’eau à Montpellier, François Gaubert, co-auteur avec Jean-Pierre Fredouille, de l’ouvrage Si l’aqueduc Saint Clément m’était conté,a retracé ce lundi devant plusieurs dizaines de personnes, l’histoire de ce symbole de l’architecture et du patrimoine de Montpellier.

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Photo : Lengadoc Info

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2 Commentaires

  1. Le vrai patrimoine qu’il convient de défendre …

  2. Jusque dans les années 70, il y avait des coupures d’eau, à Montpéllier, svp, avant que la ville ne soit alimentée par la source du Lez. Certaines heures étaient dédiées à certains quartiers, en roulement. Dans les jardins, il y avait un rosier, un laurier rose, des plantes méditerranéennes, pas plus. De nos jours, la population a explosé, la consommation également. Pour renflouer le Lez, on détourne de l’eau du Rhône, via le canal du bas-Rhone…

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