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Aïd el Kebir, un risque sanitaire très élevé

Aïd el Kebir, un risque sanitaire très élevé

07/09/2016 – 17h45 Montpellier (Lengadoc Info) – La fête musulmane de l’Aïd el Kebir qui doit se dérouler le 12 septembre prochain soulève des critiques importantes de la part de certains professionnels de la santé animale en France. En effet, l’association Vigilance Halal présidée par le docteur Alain de Peretti, veut alerter, aujourd’hui, sur les risques sanitaires liés à l’égorgement de milliers d’ovins lors de la fête la plus importante de la religion musulmane.

Introduction de la Fièvre Catarrhale Ovine en France lors de l’Aïd el Kebir 2015

En 2015 la conséquence immédiate de l’Aïd el Kebir fut l’introduction de la fièvre catarrhale ovine (FCO) sur le territoire français. « Lors de l’Aïd du 24 Septembre 2015, 300.000 moutons environ ont été abattus, en majorité importés de zones « contrôlées » des Balkans infectées par le virus FCO ; les contrôles laxistes y permettent des trafics de moutons venant de Turquie et même au-delà » explique l’association Vigilance Halal avant d’ajouter que « le risque d’introduction de la FCO était donc maximum et en Juillet 2015, l’administration se fendait d’une directive auprès de tous les services sanitaires pour les alerter. Pourtant début Août, la directive annuelle aux préfets concernant l’Aïd ne mentionne pas le risque FCO ! Le premier cas de FCO survient début Septembre ; seuls les éleveurs français seront concernés par les mesures de restriction des déplacements d’animaux, et l’Aïd se passera sans encombre si bien qu’un mois après le premiers cas clinique, la moitié du territoire est touchée ! » 

Le risque des abattoirs temporaires

Si l’abattage d’animaux en-dehors des abattoirs reste interdit (quoique difficilement contrôlable) durant l’Aïd el Kebir, Vigilance Halal soulève la question des abattoirs temporaires qui sont autorisés par l’État mais dont le contrôle par les autorités sanitaires reste problématique. D’ailleurs l’association a demandé au ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, le 6 juillet dernier, d’interdire purement et simplement ces abattoirs. Sans réponse du ministre, Vigilance Halal a déposé un référé au Conseil d’Etat ce mardi 6 septembre.

Du côté de l’État, le sujet n’est pas évoqué. Pourtant, à l’approche de l’Aïd el Kébir, les préfectures diffusent par voix de communiqué les consignes. Ainsi la préfecture des Pyrénées Orientales a rappelé que « l’abattage hors d’un abattoir agréé est interdit. L’abattage clandestin est sévèrement réprimé (délit passible de 6 mois d’emprisonnement et de 7 500 € d’amende) avec saisie des carcasses. La mise à disposition de locaux, de terrain, d’équipements permettant de réaliser un abattage hors abattoir est une complicité de délit et condamnable à ce titre ».

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

Un commentaire

  1. Combien de malades chaque année a cause de ces pratiques moyenâgeuses? Une étude avait indiqué la progression de ces infections, mais depuis, plus rien. On ne communique plus, faut pas stigmatiser, tu comprend? Moi, non!

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