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Hébergement d’urgence, l’hypocrisie du manque de place dans l’Hérault

Hébergement d’urgence, l’hypocrisie du manque de place dans l’Hérault

28/12/2016 – 18h30 Montpellier (Lengadoc Info) – Ce n’est malheureusement pas un fait nouveau, le département de l’Hérault connaît un manque chronique de place d’hébergement d’urgence. Alors qu’une vague de froid s’abat actuellement sur la France, la question du manque chronique de place dans le département devient de plus en plus problématique.


Seulement 38% des demandes d’hébergement sont satisfaites


Le département comptait au mois de septembre 455 places d’hébergement d’urgence dont 320 à Montpellier. Un chiffre très inférieur à la demande. Dans l’Hérault, seulement 38 % des appels au 115, le numéro d’urgence pour l’hébergement des sans-abris, débouchent sur une solution.

Un problème qui touche particulièrement l’Hérault au point qu’il arrive parfois que l’on conseille aux sans-abris demandeurs d’un hébergement de quitter l’Hérault pour aller voir dans d’autres départements.

Pour faire face à ce problème chronique, des initiatives temporaires et très provisoires voient le jour, comme par exemple au centre de la Croix-Rouge à Montpellier où la cafeteria vient d’être aménagée pour recevoir une trentaine de lits. D’autres solutions, plus polémiques mais tout aussi précaires, résident dans les squats, ces bâtiments vident occupés illégalement. A Montpellier, ce genre de structures fleurissent. Souvent initiés par des militants d’extrême-gauche, cela leur permet de disposer illégalement, mais au nom du droit au logement, de locaux pour leurs activités politiques.


L’hypocrisie des pouvoirs publics sur la question de l’hébergement d’urgence


Cette situation ne date pas d’aujourd’hui et le préfet de l’Hérault, Pierre Pouëssel, a annoncé au mois de septembre la création de 400 nouvelles places d’hébergement d’urgence en … deux ans ! Une initiative qui est toujours la bienvenue mais qui semble bien tardive.

D’autant que lorsque l’État le souhaite, la création de places d’hébergement peut être beaucoup plus rapide. C’est ce que l’on a pu voir depuis la décision du gouvernement de disperser les migrants de la jungle de Calais dans toutes les régions de France. En octobre 2016, en quelques jours un centre d’accueil de 120 places a été créé pour les migrants à Montpellier dans le quartier du Millénaire. Dans la même période, à Saint Bauzille de Putois, un autre centre a été créé en deux semaines et pouvant accueillir près de 90 personnes. Des nouvelles places auxquelles on doit ajouter l’ouverture à Montpellier en septembre 2016 d’un nouveau Centre d’Accueil pour les Demandeurs d’Asile (CADA) pouvant accueillir jusqu’à 90 personnes près du lycée Mermoz. Enfin, un autre centre d’accueil pour migrants a été ouvert en février 2016 toujours à Montpellier, un centre d’une capacité d’une quarantaine de places.

En tout ce sont près de 340 places d’hébergement supplémentaires qui ont été créées cette année dans l’Hérault pour les migrants, sans compter les mineurs isolés étrangers hébergés par le Conseil Départemental et les autres structures déjà existantes. Un chiffre très important, d’autant plus que l’Hérault n’est pas une destination pour les migrants qui cherchent généralement à rejoindre l’Europe du Nord.

Aussi dans ce contexte, la lenteur des pouvoirs publics à mettre en place des structures d’hébergement d’urgence pour les sans-abris à de quoi laisser perplexe.

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

2 commentaires

  1. La priorité des bobos au pouvoir : les lointains avant les prochains. On saura comment voter désormais …

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