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Catalogne. Sondage : 62 % des électeurs voteront pour l’indépendance le 1er octobre prochain
Crédit : Lengadoc Info

Catalogne. Sondage : 62 % des électeurs voteront pour l’indépendance le 1er octobre prochain

27/07/2017 – 17h30 Barcelone (Lengadoc Info) – A deux mois du référendum sur l’indépendance de la Catalogne, les nationalistes catalans semblent en très bonne position pour remporter le scrutin. Conséquence directe, le dialogue entre Madrid et Barcelone se radicalise et l’Espagne multiplie les menaces.

Un sondage donne les nationalistes catalans largement vainqueurs

Le 1er octobre prochain, les électeurs catalans sont appelés à se prononcer pour ou contre l’indépendance de la Catalogne. Si le « pour » l’emporte, le président de la région, Carles Puigdemont devrait annoncer l’indépendance de la Catalogne dans les 48 heures.

Or ce scénario n’a jamais été aussi probable. Ce vendredi 21 juillet, un sondage réalisé par le Centre d’Estudi d’Opinions (institut relevant du gouvernement catalan), annonce que 62,4 % des électeurs catalans voteront en faveur de l’indépendance.

Pour autant, la partie n’est pas encore gagnée pour les nationalistes catalans. Ce même sondage révèle qu’en réalité, seulement 41,1 % des électeurs sont favorables à la création d’un État catalan indépendant et 49,4 % y sont opposés. Mais les divisions au sein de l’opposition affaiblissent considérablement les adversaires de l’indépendance et un grand nombre d’entre eux pourraient ne pas prendre part au vote afin de protester contre ce référendum que le gouvernement catalan a décidé de mettre en place unilatéralement.

Le dialogue se radicalise entre L’Espagne et la Catalogne

Après plusieurs années de combat politique, les nationalistes catalans ont finalement choisi de faire un référendum le 1er octobre malgré l’opposition de Madrid. Après une première tentative en novembre 2014, les défenseurs de l’indépendance catalane ont décidé de passer outre les décisions de Madrid. L’ancien président de la région, Arthur Mas, a d’ailleurs été condamné à deux ans d’inéligibilité par la cour suprême espagnole suite à ce référendum (transformé en consultation citoyenne) de 2014.

Récemment, Madrid a annoncé qu’elle couperait les vivres à la Catalogne si les finances et les moyens de la région étaient utilisés pour organiser le référendum.

« chaque semaine, tous les commissaires aux comptes et contrôleurs financiers du gouvernement catalan, ainsi que le directeur du budget et le directeur de la politique financière, devront certifier par écrit auprès de Madrid qu’aucune dépense liée au référendum illégal n’a été engagée » précise le porte-parole du gouvernement espagnol, Iñigo Mendez de Vigo.

De son côté, le gouvernement catalan a écarté quatre conseillers de l’exécutif régional (équivalent de ministre) car opposés à un référendum qui ne serait pas reconnu par Madrid et qui craignent la réaction du gouvernement espagnol.

A deux mois du référendum, les deux camps se préparent au bras de fer. 

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

3 commentaires

  1. La synthèse de renseignement sur l’irréversibilité du processus de sécession catalan actualisé au 26 juillet est sur : http://www.lulu.com/fr/shop/stratediplo/la-neuvième-frontière/paperback/product-23271364.html

  2. Alberto Da Giussano

    [Posté depuis Bergamo Italie du nord / Padania]

    Dans le cas de ce projet de référendum les identitaires et beaucoup parmi les nationalistes sont enthousiasmés.
    D’autres, au contraire, s’en trouvent désolés.
    Le problème c’est qu’ils ont tous raison !
    (Et c’est un militant de la Lega Nord qui doit l’admettre ici).
    C’est pourquoi il nous importe à tous de prendre un peu de recul historique et géopolitique sur cette question fondamentale des identités nationales.
    Mieux que vers la Grande-Bretagne ou l’Espagne (lesquelles sont pourtant ‘’moins pire’’ que la pire de toutes : la France) regardons vers nos amis suisses.
    La Suisse est un modèle exemplaire de respect pour ses peuples et cultures originelles et évidement ceux-ci n’ont aucune envie de rejoindre disons la France pour les Romands, l’Italie pour les Tessinois, l’Allemagne pour les Suisses Alémaniques ou qui sais-je pour les Romanches.
    Je sais qu’il y en eu la volonté ébauchée politiquement d’une aspiration clairement exposée (et déjà à l’époque cela m’avais intrigué) par certains cadres du MAJ – Mouvement autonomiste jurassien : http://www.maj.ch/ admirant les ‘’valeurs’’ républicaines et jacobines de la ‘’France’’ et rêvant de fusions transfrontalières (il y eut aussi des mouvements de cet ordre lui faisant écho en Savoie et Franche-Comté) ; mais ces mouvements ont rapidement dépéri faute d’adhésion populaire.
    Idem en Belgique où le R. W. F. – Rassemblement Wallonie-France : http://www.rwf.be prônant les mêmes ‘’valeurs’’ jacobines et républicaines et accessoirement le rattachement de la Wallonie à la France, sa ‘’grande’’ république mère, est un mouvement ectoplasmique au niveau électoral, et est lui aussi clairement d’inspiration maçonnique et anti-nationaliste.
    Si ces projets politiques n’eurent aucun succès c’est parce que les personnes concernées ont senti qu’il s’agissait plus finalement de servir la dilution de leurs identités dans un magma globalisé fait de ‘’macro-régions’’ à la sauce ‘’soroshollandaise’’ plutôt que d’une possibilité de renforcer leurs identités et leurs facultés de se prendre en main par elles-mêmes (comme la Suisse en est le modèle).

    En conclusion :

    Qu’un peuple menacé, comme c’est le cas (et en phase terminale !) en France pour les bretons et les autres ‘’français’’ (sauf pour les corses) de perdre sa langue, sa culture et jusqu’à la conscience et la volonté d’exister, se réveille et veule retrouver son identité et un peu de souveraineté (une totale souveraineté est impossible car il lui faudra toujours composer dans le respect de ses voisins) …
    LA JE DIS OUI !
    Une Catalogne (sauf tout mon respect pour l’Espagne de José Antonio Primo De Rivera) ou une Ecosse redevenues indépendantes (et là … bien fait pour les Anglais !) me sembleraient sympathiques.
    Mais si c’est, comme leurs promoteurs le revendique déjà, pour pouvoir être encore plus franchement à gauche, immigrationnistes et mondialisées façon UE-RSS …
    Alors LA JE DIS NON !

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