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Les lycées de la région Occitanie passent au Bio

Les lycées de la région Occitanie passent au Bio

04/11/2017 – 15h00 Montpellier (Lengadoc-info.com) – L‘Assemblée plénière du Conseil Régional d’Occitanie du 3 novembre dernier s’est en grande partie centrée sur le projet de fournir aux restaurants de 70 lycées d’Occitanie des denrées Bio, ou répondant à un critère de qualité, tel AOC, AOP, Label Rouge, IGP, etc. ou issues des réseaux de producteurs. Autre critère important mis en évidence : la proximité de provenance de ces denrées.

Il s’agit d’un test grandeur nature et bien sûr destiné à être élargi à l’ensemble des lycées de la région.

Cette idée couplerait dans l’idéal la volonté d’une nourriture saine, et l’aide directe aux agriculteurs ayant fait le choix du Bio.

Le Bio dans les lycées, un dispositif fragile ?

Il est bien évident qu’on ne peut, à priori, qu’être d’accord avec cette idée. Une réflexion cependant démontre un risque de fragilisation de ce dispositif.

Tout d’abord, le nombre de cultivateurs Bio est-il assez important pour passer de l’étape test à l’étape de généralisation ? Ensuite, cette culture sera-t-elle rentable, compte tenu des prix serrés que les lycées négocieront ? Beaucoup d’agriculteurs convertis au Bio attendent toujours les aides de l’Europe depuis… 2015, et des exigences de prix de vente trop restreints les mettraient en danger.

Enfin, le problème d’abattage des animaux d’embouche se pose car de nombreux abattoirs appliquent les règles halal qui font courir un risque de contamination du fait d’un égorgement provoquant une mort lente avec dissémination possible de la très toxique bactérie Escherichia-Coli (E-Coli). Le danger d’intoxication rejoint donc une méthode d‘abattage inutilement cruelle.

Il sera intéressant d’observer le devenir de ce dispositif pour la qualité de repas dans nos lycées.

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

Un commentaire

  1. Encore une fois l’UE n’est pas au RDV d’un projet de bon sens pour l’économie locale, l’environnement et la santé (à croire que des élus servent les intérêts des multinationales de l’agroalimentaire, chimie …)
    Quant à l’abattage rituel dans nos abattoirs, il suffit tout simplement de l’interdire au nom de la salubrité publique qui doit primer sur toutes autres considérations.

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