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Les jeux vidéos c’est mal ! Vraiment ?

23/12/2017 – 13h30 Montpellier (Lengadoc Info) – Tribune libre – En France, l’idée que les jeux vidéos sont nocifs est très répandue au sein du courant de la droite conservatrice et identitaire au sens large. Pourtant, est-ce réellement le cas ? Faut-il absolument voir les jeux vidéos comme un outil de corruption de l’esprit français et de l’identité ? Pas nécessairement.

Quelques chiffres. Plus de la moitié des Français jouent aux jeux vidéos

Selon l’Association Française pour le Jeu Vidéo (AFJV), que ce soit sur console, smartphone ou PC, 53 % des Français jouent aux jeux vidéos en 2017 alors qu’ils n’étaient que 29 % en 2005. Sur ces 53 % de Français, 24 % déclarent jouer quotidiennement ou presque. Fait rare qui mérite d’être signalé, le jeu vidéo connaît une quasi parfaite parité avec 47 % de joueuses.

Le constat est très simple, les gens jouent de plus en plus aux jeux vidéos. Faire l’impasse sur ce phénomène est donc une erreur.

Il y a eu le livre puis le cinéma et maintenant le jeu vidéo

L’aspect nocif du jeu vidéo relève généralement du mode de consommation du joueur. En effet, il n’est pas très recommandé pour la santé physique et mentale d’une personne de passer ses journées entières à jouer aux jeux vidéos. Mais une pratique raisonnable de ce loisir n’a rien de négatif. Au contraire, cela pourrait se révéler bénéfique selon les jeux.

Après tout, combien de jeunes ont découvert, dans les années 2000, les grandes civilisations de l’Histoire avec la série à succès Age of Empire ?

Il faut bien comprendre que le jeu vidéo est, avant tout, un support de contenus. Comme le livre et le film, on peut lui faire dire ce que l’on veut, la seule limite étant l’imagination des créateurs. Et si les grands studios de cinéma américains sont à l’origine des films 300, Braveheart et Gran Torino, les studios de jeux vidéos pourraient très bien produire des jeux identitaires à succès.

Le cas Skyrim. Quand le jeu vidéo fait l’éloge de l’imaginaire européen

Sorti en 2011, Skyrim, le cinquième opus de la série The Elder Scrolls, est probablement ce que l’on pourrait désigner (avec un peu de culot) comme le prototype du jeu vidéo identitaire.

Sur le continent imaginaire de Tamriel, Bordeciel (Skyrim) est la province la plus nordique. Ses habitants appelés les…Nordiques, sont de fiers guerriers qui vivent dans le respect des traditions ancestrales et ne sont pas vraiment des adeptes du « vivre ensemble », du « multiculturalisme » et du « refugees welcome ». Mais voilà, Bordeciel n’est qu’une province d’un empire multi-ethnique. Cet empire, faible et sous influence étrangère (les elfes), a décidé d’interdire le culte de Talos, le principal dieu des Nordiques.

Dans ce RPG (Role Playing Game, jeu de rôle), le joueur évolue sans contrainte dans Bordeciel en pleine guerre entre l’Empire et les indépendantistes Nordiques. Au fil du jeu, il pourra choisir de rejoindre un camp ou l’autre.

En plus de son scénario, Skyrim brille dans son interprétation de l’univers mythologique scandinave. Appuyé par des graphismes à couper le souffle et une bande-son particulièrement épique, il n’est pas rare de s’arrêter de jouer juste pour contempler l’environnement.

Résultat des courses ? Le jeu a été vendu à plus de 30 millions d’exemplaires en cinq ans. En 2017, le site français jeuxvideo.com l’a classé 23ème meilleur jeu de tous les temps. Si ce type de jeu reste bien rare dans l’univers vidéoludique, on peut espérer que la tendance s’inverse un jour.

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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