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Rignac

Jean-Marc Calvet, maire de Rignac, a tenté de faire annuler le meeting de Marine Le Pen

07/03/2017 – 17h50 Rignac (Lengadoc Info) – Le 4 mars dernier Marine Le Pen tenait un meeting à Rignac (Aveyron) qui a rassemblé environ 900 personnes. Un meeting qui a failli ne pas se tenir suite à la tentative du maire de Rignac, Jean-Marc Calvet, de revenir sur sa décision de louer la salle André Jarlan au prétexte qu’il ne savait pas que c’était pour le Front National. Contacté par Lengadoc Info, Jean-Guillaume Remise, secrétaire départemental du FN pour l’Aveyron, donne une version très différente de celle du maire.


La mairie de Rignac était au courant dès le début


Pour Jean-Guillaume Remise, cette polémique autour de la location de la salle André Jarlan est due à un double discours de Jean-Marc Calvet. « Lorsque nous avons contacté la mairie de Rignac pour poser une option sur la salle, nous avons bien dit que c’était pour le Front National » indique le secrétaire départemental du FN, qui ajoute « lorsque nous sommes allés louer la salle, nous avons indiqué à la mairie que c’était pour la venue de Marine Le Pen, nous avons été très clair. La polémique est née auprès du maire quand le meeting est devenu officiel dans la presse ».


Jean-Marc Calvet a refusé au dernier moment de donner les clefs de la salle


Pensant que tout était en règle, Jean-Guillaume Remise a poursuivi les démarches liées à l’organisation du meeting, « le 13 février j’ai appelé la sécurité publique, la préfecture pour les informer. On a essayé de joindre le maire directement, on lui a dit que c’était pour un meeting de Marine Le Pen et ça ne semblait pas lui poser de problème. La veille du meeting on fait le point avec la gendarmerie, le maire, son adjoint, le directeur de cabinet de la préfecture, on voit comment s’organise la protection du site ».

A la fin de la réunion, Jean-Guillaume Remise s’absente pour rejoindre son équipe technique mais son adjoint, qui devait récupérer les clefs auprès de la mairie, l’appelle : « on a un problème, le maire ne veut plus nous louer la salle ». Le secrétaire départemental se retrouve alors dans la salle du conseil municipal avec son adjoint, Jean-Marc Calvet accompagné lui aussi de son adjoint. Le maire de Rignac explique alors à Jean-Guillaume Remise qu’après le point sécurité « c’est pire que ce qu’on pensait et puis il y a eu Nantes la semaine dernière ». Le représentant de Marine Le Pen lui explique que ce n’est pas le même contexte, que Rignac n’est pas Notre-Dame-des-Landes et qu’il n’y aura pas de problème.

Après vingt minutes de débats, Jean-Guillaume Remise explique à Jean-Marc Calvet que le droit est contre lui et que s’il refuse de louer la salle il y aura une plainte dans la demie heure d’autant plus que « le juge prendra en considération le fait qu’au moment où tout est acté, il met à mal la sécurité publique telle qu’elle était organisée ». Des arguments qui font mouche et le maire finit par se résigner.


Un meeting sous haute sécurité


Pour que le meeting de Marine Le Pen ait lieu dans de bonnes conditions, la préfecture de l’Aveyron a déployé d’important moyens. Pour assurer la sécurité des 900 militants et sympathisants venus acclamer la présidente du Front National, les autorités ont fait appel à deux escadrons de gendarmes mobile et une compagnie de CRS en plus des gendarmes locaux. En face, la mobilisation des militants d’extrême gauche, venant essentiellement de Montpellier et de Toulouse, a rassemblé quelques centaines de personnes. Les forces de l’ordre ont procédé à l’interpellation de quatre individus dans une voiture. Ils ont été pris avec un important stock de boulons, des battes de base-ball et des bombes agricoles. Les interpellés ont été déférés devant la justice en comparution immédiate.

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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