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Emmanuelle Ménard

Élections législatives. Emmanuelle Ménard : « Il faut des têtes nouvelles ! » [Interview]

24/05/2017 – 19h30 Béziers (Lengadoc Info) – Emmanuelle Ménard, épouse du maire de Béziers, sera donc candidate aux élections législatives sur la sixième circonscription de l’Hérault. Soutenue par le Front National, le CNIP, le SIEL, Philippe de Villiers et Christian Vanneste, Emmanuelle Ménard a répondu à nos questions. 


Lengadoc Info : Pourquoi vous engager aujourd’hui dans le combat politique ? 


Emmanuelle Ménard : Parce que je pense qu’à un moment donné il faut prendre ses responsabilités. On a besoin de faire changer les choses, la France a besoin d’aller de l’avant et les gens ont envie d’avoir des têtes nouvelles en politique et non pas des gens que l’on voit depuis dix ans et que l’on voit toujours à chaque élection. 


Il faut des têtes nouvelles mais des têtes nouvelles qui ont des convictions pour les Français et pour la France et évidemment, ici dans la sixième circonscription de l’Hérault, pour les Biterrois. 


Lengadoc Info : Quels sont les thèmes que vous voulez développer durant cette campagne ?


Emmanuelle Ménard : Il y a des préoccupations majeures au niveau national et au niveau local. Pour le local, je pense, par exemple, aux viticulteurs, aux artisans, aux petites entreprises. Au niveau national, il y a la sécurité évidemment, l’éducation, la famille, ce sont des grands thèmes sur lesquels j’ai envi d’agir. 


Lengadoc Info : Prenons l’exemple de la sécurité, quels sont, concrètement, vos propositions ? 


Emmanuelle Ménard : Je pense qu’il faut vraiment mettre tous les moyens possibles pour que les Français n’aient plus ce sentiment d’insécurité quand ils sont dans des zones qui ne bénéficient pas de tous les moyens de police. Il y a eu, ces dernières années, une diminution des moyens de police et gendarmerie. Mais ce n’est pas que les forces de l’ordre. La sécurité en France ça ne marche pas que sur une jambe, il faut que ça marche aussi en tandem avec la justice. Et donc je pense que c’est très important d’avoir des propositions concrètes sur la sécurité qui va de paire avec la justice. La police ne peut pas faire son travail si derrière la justice ne fait pas le sien. Il faut arrêter avec ce laxisme ambiant qui fait que la plus part des petits voyous ont un sentiment d’impunité total, il suffit qu’ils soient mineur et ils pourront recommencer le lendemain. Les gens voient dans la rue que ceux qui les embêtent au quotidien, ceux qui sont la source des incivilités au quotidien, le lendemain ils sont toujours dans la rue. C’est ce qui créé ce sentiment d’exaspération pour les Français. A un moment donné, il faut qu’il y ait une politique claire de la part de la justice, une politique de tolérance zéro. 


Lengadoc Info : Ce constat que vous faites sur la sécurité, est-ce que c’est également le cas sur le Biterrois ? 


Emmanuelle Ménard : Effectivement, si à Béziers les choses se sont améliorées depuis trois ans avec Robert Ménard, quand vous allez à la rencontre des habitants du Biterrois, il y a encore, dans certains villages, ce sentiment de laxisme. Ce n’est pas forcément du grand banditisme mais c’est les cambriolages, c’est le sentiment de ne pas pouvoir sortir en sécurité tard le soir, c’est les braquages de voiture. 


Lengadoc Info : Il y a quelques jours nous avons interviewé Elie Aboud, le candidat des Républicains. Celui-ci vous reproche une certaine ambiguïté vis à vis du Front National. On sait que par le passé les relations entre Robert Ménard et le Front National ont pu être compliquées, est-ce le cas pour votre candidature ? Si à l’issue de ces législatives, le Front National obtenait un groupe parlementaire, est-ce que vous pourriez y siéger ? 


Emmanuelle Ménard : Que Elie Aboud me reproche cela c’est de bonne guerre, il n’a pas grand chose à me reprocher puisque moi je ne suis pas député sortant. Moi je suis très claire vis à vis du Front National. Je ne fais pas parti du Front National, j’ai exactement la même démarche que Robert  Ménard lors des municipales il y a trois ans. Mon suppléant, Jacques Nain, est encarté au FN. Je suis soutenue par un certain nombre de partis dont le Front National et je ne m’en cache pas, leur logo est sur tous mes documents de campagne. Dans mon équipe, à ma permanence de campagne, il y a des gens qui font partie du Front National, des gens qui ne sont pas encartés et d’autres qui sont membres de d’autres partis.

Si je suis élue, je militerai pour qu’il y ait un groupe qui soit beaucoup plus large que celui du Front National, un groupe qui sera d’union des droites. Je suis d’ailleurs persuadé qu’il y aura des Républicains qui nous rejoindront à ce moment là parce qu’ils ne se retrouveront pas dans la politique de zig-zag que mène actuellement leur parti.


Propos recueillis par Jordi Vives

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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