Noirs

États-Unis. Selon le FBI, 48% des meurtriers sont des Noirs

11/06/2020 – 02h00 Washington (Lengadoc Info) – Après la mort de George Floyd et les manifestations de Black Lives Matter qui tournent aux émeutes raciales, nous avons voulu tenter de répondre à une question : Au-delà des émotions et de la récupération idéologique que suscitent certains faits divers, existe-t-il réellement un « racisme systémique » envers les Noirs aux États-Unis ?

« Dieu protège l’Amérique et les statistiques ethniques ! »

En France, les statistiques ethniques sont interdites et il n’est donc pas possible de démontrer scientifiquement, l’existence ou non d’une forme de « racisme systémique ». Mais aux États-Unis, ces statistiques existent depuis des années et sont particulièrement détaillées. Aussi, pour répondre à notre question, nous nous sommes penchés sur trois sources différentes : les études statistiques du FBI sur les crimes, les études du Bureau of Justice Statistics du Département de la Justice, ainsi que la base de données du Washington Post sur les personnes tuées par la police depuis 2015.

Nous avons fait le choix d’étudier les chiffres de l’année 2018 car il s’agit de l’année pour lesquelles les résultats sont les plus récents et les plus complets (le FBI n’a publié que partiellement ses statistiques pour l’année 2019). L’étude des statistiques peut être sujette à controverse si elle est effectuée de manière partielle. Pour plus de transparence, nous mettons dans l’article les liens vers l’ensemble des statistiques que nous avons utilisées.

A noter que, parfois, certaines statistiques (notamment du FBI) intègrent la communauté hispanique au sein de la catégorie « Blancs ». Pour faciliter la compréhension, lorsque nous parlons des Blancs, nous n’incluons pas la communauté hispanique.

La police américaine est-elle raciste ?

Avant d’entrer dans le détail, il est important de préciser qu’aux États-Unis, la police est essentiellement locale. Il existe donc une très grande variété de polices, et les hommes et les femmes qui les composent sont bien souvent originaires de la région, comme le montre l’étude de 2013 du magazine Governing. Aussi, dans une ville à forte population noire comme Washington, 60 % des policiers sont noirs. A Los Angeles, les hispaniques représentent 48 % de la population et 43 % des policiers. A El Paso, près de la frontière mexicaine, 77 % des policiers sont hispaniques, etc…

Qu’en est-il alors des crimes commis par la police américaine ? Les médias indiquent généralement que la police américaine tue en moyenne un millier de personnes par an. Si ce chiffre est exact, il est trompeur, car il n’indique absolument pas si le recours à la force était légitime ou non.

En 2018, 991 personnes ont été tuées par la police selon la base de données du Washington Post, dont 45,8 % étaient des Blancs et 23 % étaient des Noirs. Ce sont ces pourcentages qui poussent les militants de « Black Lives Matter » à présenter la police comme raciste. En effet, les Noirs ne représentant que 12 % de la population américaine, le nombre de Noirs tués par la police est donc particulièrement important.

Mais là encore ces statistiques sont trompeuses, car elles n’indiquent toujours pas si le recours à la force était légitime. Toujours selon le Washington Post, sur les 229 Noirs tués par la police, 54,1 % étaient armés d’une arme à feu, 16,1 % étaient armés d’un couteau, 39,3 % étaient en fuite, etc. Des critères qui ne signifient pas forcément une culpabilité de la personne tuée mais qui permettent de relativiser la responsabilité de la police.

Si l’on prend uniquement en compte les personnes noires désarmées tuées par la police, le nombre passe à 23 tués, c’est-à-dire deux fois moins que le nombre de policiers blancs tués de manière criminelle cette année-là (46 tués).

Mais si le nombre de Noirs désarmés tués par la police peut paraître faible, il est tout de même important par rapport à la proportion de Noirs dans la population américaine : 39,6 % contre 12 %.

Le racisme des policiers peut-il être une source d’explication ? Encore faudrait-il que ce racisme soit clairement avéré. Par exemple, dans la mort de George Floyd, aucun élément n’indique pour l’instant qu’il s’agit d’un acte raciste, d’autant que sur les quatre policiers inculpés, un est noir et un autre asiatique.

En 2019, des chercheurs des universités du Maryland et du Michigan ont collecté des données sur les policiers impliqués dans la mort de plus de 900 personnes abattues en 2015 par des membres des forces de l’ordre. Mais après analyse, les chercheurs ont fini par reconnaître qu’ils n’avaient trouvé « aucune relation entre la couleur du policier et celle de la personne tuée », mais qu’il fallait se pencher d’avantage sur le taux de criminalité de chaque communauté, explique l’un d’entre eux :

«En d’autres termes, dans un comté où les Blancs commettent beaucoup de crimes violents, les Blancs ont plus de chances d’être abattus par des policiers […]. Cela semble suggérer qu’au niveau national, le fait qu’il y ait une plus grande proportion de Noirs tués par des policiers que leur part dans la population ne vient pas de préjugés des policiers, mais des personnes avec lesquelles ils entrent en contact.»

La communauté noire est-elle la communauté la plus meurtrière des États-Unis ?

Les statistiques ethniques semblent donner raison aux chercheurs. En 2018, selon le FBI, 6 570 meurtres ont été commis dans le pays. 48,3 % de ces meurtres ont été commis par des Noirs (12 % de la population américaine) contre 31,7 % par des Blancs (60 % de la population).

Si la majeure partie des meurtres et agressions violentes est commise au sein d’une même communauté, deux fois plus de Blancs ont été tués par des Noirs que l’inverse, 514 Blancs tués contre 234 Noirs. Selon le Bureau of Justice Statistics (BJS), dans les agressions violentes en 2018, les Blancs sont, proportionnellement parlant , plus souvent des victimes (66,5 %) que des agresseurs (50,2 %). À l’inverse, les Noirs sont plus souvent des agresseurs (21,7 %) que des victimes (10,8 %).

L’étude du BJS démontre également que les minorités hispaniques (17,1 % de la population américaine) et asiatiques (6,3 % de la population américaine) ne connaissent pas du tout les mêmes problèmes de violence : 14,4 % des agressions violentes sont commis par des Hispaniques et 2,5 % par des Asiatiques.

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2020, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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3 Commentaires

  1. Je suis Français autochtone blanc. Ce qui se passe aux USA ne m’intéresse pas !! Mon opinion sur les questions raciales en France et en EUROPE, ce qui n’engage que moi. En Europe à ma connaissance, depuis qu’elle existe, le race est blanche. En Afrique la race est noire sauf exception pour une partie du nord. On nous met dans la gueule à longueur de jour que les blancs sont des esclavagistes. Toujours à ma connaissance du temps des Égyptiens l’esclavage existait déjà. Les Arabes ont pratiqué l’esclavage bien avant les Européens.
    Pour les Amériques, les autochtones sont ceux que l’on appelle les « Amérindiens », leur origine probable la Sibérie. Je précise aux USA la population est donc faite d’émigrés blancs, noirs, jaunes, métisses divers.
    La tendance actuelle en Europe, est le grand remplacement. Nos gouvernants veulent faire de l’Europe un continent multiraciale. Tout est fait pour que la race blanche disparaisse, ou se métisse.
    Beaucoup d’européens sont d’accords pour cette solution suicidaire, mais d’autres non !! Donc l’avenir est à l’affrontement raciale. En effet les noirs sont racistes, autant que les blancs. Les nord-africains tout autant, avec en plus le coté religieux « allahu akbar ». La situation devient tous les jours un peu plus explosive.

  2. C’est probablement un mensonge que leurs victimes ne peuvent attester !

    • Et , bien entendu , puisque les victimes sont mortes et ne peuvent donc plus accuser formellement les auteurs , il serait vain d’après vous de vouloir poursuivre ces derniers et les condamner . CQFD !

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