Emmanuel Macron

Emmanuel Macron célèbre le multiculturalisme

05/04/2017 – 20h15 Montpellier (Lengadoc Info) – Tribune Libre  Le candidat des banques et des médias à un air de faux candide : c’est pourtant l’expression à l’état chimiquement pur des Oligarchies qui nous dominent et détruisent notre Civilisation depuis des décennies. Candidat du mondialisme, du multiculturalisme, l’enfant défonceur de portes grandes ouvertes sur le large, le démolisseur des méchants murs, le dénonciateur sans frontières de crimes contre l’humanité imaginaires, celui qui croit toujours à la possibilité d’une île, fusse-t-elle en Guyane, puise sa consistance dans sa propre inconsistance.

Emmanuel Macron : le recyclage des grands brûlés

L’ambition d’Emmanuel Macron, c’est de se présenter comme le candidat « post-idéologique », réconciliant les contraires et faisant éclater les vieux clivages qui étoufferaient, selon lui, la vie politique française. Se voulant débarrassé de toute idéologie, Emmanuel Macron veut délivrer la France de ses fantasmes qui la tiennent en otage : il se veut être de gauche et de droite, sans être ni à gauche ni à droite ! Il confesse une nostalgie pour la monarchie tout en se voulant le chantre de la modernité la plus radicale. Il applique cette logique à presque tous les enjeux au point de faire de sa candidature, une longue suite de moqueries comme si le macronisme n’était, au final, qu’un Hollandisme relooké et customisé. Emmanuel Macron carbure à la synthèse bancale, au point de rassembler sur sa barque tous les éclopés de la politique française des dernières décennies, qu’ils soient communistes, ultralibéraux ou encore chiraquiens…

Le multiculturalisme au cœur du macronisme

Mais au-delà de la vacuité du personnage, il y a une dimension idéologique du macronisme qui ne doit pas faire illusion lorsque se pose la question identitaire : celle capitale, vitale pour notre Civilisation du multiculturalisme. Nous sommes bien dans la logique du progressisme contemporain qui fonde son action dans l’idéal diversitaire.

Emmanuel Macron nous l’a appris : il n’y a pas de culture française ! Il y a des cultures en France. L’art français ne semble pas lui dire grand-chose non plus. En fait, la culture française ne serait qu’un communautarisme parmi tant d’autres dans un univers soumis à la loi du multiple. Ne peut-on-y-voir une représentation presque caricaturale de l’hostilité profonde des élites mondialisées aux nations ?

A Marseille, Emmanuel Macron en a rajouté. Confondant la vocifération avec l’éloquence, il a terminé son discours en égrenant l’origine des citoyens présents dans la salle, comme s’il avait le souci de n’en oublier aucune. Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Marocains, Tunisiens et bien d’autres encore. Tous étaient convoqués à cette longue litanie, dans une étonnante célébration d’une République renvoyant chacun à ses origines. Une proclamation radicalement contradictoire avec le principe assimilationniste qui invite chacun à se fondre dans la nation.

Pour Emmanuel Macron, la nation se définit comme un rassemblement de communautés cohabitant grâce à la magie du « vivre-ensemble ». On peut se demander quelle sera la place des français qualifiés « de souche » dans cette mosaïque… Parce que eux, les français de souche, ne connaissent que le « vivre-avec ». A moins que le terme « de souche » soit la marque d’une infamie malgré ce que chacun et chacune d’entre nous peut constater tous les jours.

Nous sommes tous des immigrants…

C’est la trame du dogme multiculturaliste : nous sommes tous des immigrants. L’histoire du monde serait celle d’une perpétuelle migration et la fixation de certaines populations sur certains territoires serait à la fois arbitraire et provisoire. Un peuple n’aurait pas le droit de vouloir se sentir chez lui : ce sentiment relèverait d’« une-sombre-période-de-notre-histoire.. »

Et pour Emmanuel Macron, Marseille serait une ville modèle parce qu’elle serait une Ville-Monde, dont l’histoire serait finalement étrangère, ou du moins distincte, de celle de la nation française. D’ailleurs, dans la philosophie multiculturaliste, la Métropole est appelée à se substituer à l’Etat-nation, une tendance qu’encourage aussi la mondialisation avec laquelle Emmanuel Macron entretient un rapport quasi-euphorique. La Métropole célébrant la diversité serait appelée à s’extraire du cadre national, comme on peut déjà le voir à Londres, à Paris et partout en Europe de l’Ouest.

Germanicus

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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One comment

  1. Monsieur MACRON ratisse large pour ce faire élire n’importe comment il est un transfuge de HOLLANDE aura
    la même politique 5 ans cela est assez

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