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Militants de l'ARM en tenue d'été (35° à l'ombre) lors de la manifestation contre le pass sanitaire du 21 août. Crédit : Lengadoc Info

Manifestation contre le pass sanitaire à Montpellier : les antifas attaquent le cortège

23/08/2021 – 14h00 Montpellier (Lengadoc Info) – Comme depuis plusieurs semaines, les opposants au pass sanitaire ont été nombreux à se mobiliser à Montpellier ce samedi. Mais cette dernière mobilisation a été marquée par un important affrontement causé par l’Arme Révolutionnaire Marxiste (ARM), un groupuscule d’extrême gauche anti démocratique, violent, sexiste et nostalgique de la dictature soviétique. Pour bien comprendre le déroulement des événements, Lengadoc Info vous propose un récit détaillé de la manifestation.

« 14h place de la Comédie »

C’est le rendez-vous devenu traditionnel pour toutes les manifestations depuis le début des gilets jaunes. Ce samedi encore, ils étaient des milliers à s’être rassemblés autour de la statue des Trois Grâces pour s’opposer au pass sanitaire et à la vaccination obligatoire.

Encore et toujours des milliers de manifestants à Montpellier pour s’opposer au pass sanitaire. Crédit : Lengadoc Info

À 14h30, le cortège démarre et s’engouffre rue de la Loge, mené par les banderoles des soignants et des pompiers opposés à la vaccination obligatoire.

Les pompiers et les soignants en tête du cortège des opposants contre le pass sanitaire. Crédit : Lengadoc Info

Arrivés au niveau de la préfecture, un groupe d’une trentaine de militants de l’ARM pour certains cagoulés et groupés autour d’un grand drapeau rouge et de plusieurs petits drapeaux (dont certains ont la particularité d’avoir pour mât un manche de pioche) tentent de prendre la tête du cortège en profitant du ralentissement habituel du cortège devant la préfecture.

Mais la tentative sera d’une courte durée : au bout de quelques secondes, les soignants (dont Clothilde Ollier, infirmière et conseillère municipale écologiste de Montpellier) et les pompiers vont déborder l’ARM et se replacer à la tête du cortège qui se déplace dans la rue Foch. Sans doute échaudés par leur échec, une première altercation (sans violence) va éclater à ce moment-là entre une personne âgée et les militants marxistes (qui se feront copieusement huer par les manifestants).

Les antifas bloquent et attaquent la manifestation anti pass sanitaire

Le passage de l’Arc de Triomphe et l’arrivée devant le Peyrou se passe sans encombre (contrairement à la semaine précédente où l’ARM avait déjà tenté d’agresser un des organisateurs).

Mais quelques dizaines de mètres plus loin, alors que la manifestation arrive sur le boulevard Henri IV, l’ARM revient à la charge, déborde le cortège par la gauche et vient se positionner face aux manifestants anti-pass sanitaire : à défaut de pouvoir la contrôler, les militants marxistes bloquent la manifestation.

À ce moment-là s’opère un double mouvement : un groupe composé de militants identitaires et patriotes, mais aussi de simples manifestants (dont des pompiers comme le confirme certaines photos que nous avons pu consulter mais que nous ne diffuserons pas afin de protéger l’identité de ces personnes qui se sacrifient au quotidien pour la sécurité de tous) se constitue pour faire tampon entre l’ARM qui veut en découdre et le reste du cortège qui lui, commence à bifurquer dans la rue de l’École de Médecine pour contourner le barrage des militants marxistes.

Alors qu’une petite centaine de manifestants s’est déjà engagée dans cette rue, le groupe « patriote » se replie pour rejoindre la tête du cortège et protéger les organisateurs. C’est à ce moment que l’ARM va charger à trois reprises les « patriotes » qui repousseront à chaque fois les assauts des marxistes.

Ne parvenant pas à percer la « ligne », les militants de l’ARM vont utiliser du matériel de chantier (grille, parpaings, planche de bois) et divers objets comme projectiles. L’affrontement qui va durer plusieurs minutes fera, côté « patriote » deux blessés légers, l’un au visage et le deuxième, Richard Roudier (président de la Ligue du Midi, âgé de 75 ans) qui aura le bras légèrement entaillé. Du côté de l’ARM, le nombre exact de blessés n’est pas connu, mais des photos publiées sur Telegram laisse à penser que les blessures ont été beaucoup plus sérieuses de ce côté.

Richard Roudier, 75 ans, président de la Ligue du Midi, a été légèrement blessé lors d’un assaut des antifas. Crédit : Lengadoc Info

À noter qu’au moins une personne âgée, étrangère à la confrontation, a été blessée par le jet d’une planche de bois par un militant de l’ARM.

C’est lors de cet affrontement que le leader de l’ARM, Elias Nazon, va violemment frapper Christophe Derouch, l’un des organisateurs de la manifestation, alors que celui-ci tentait de calmer les esprits. Une agression qui ne restera pas impunie puisque l’agresseur va immédiatement recevoir une réplique « virile » d’un manifestant qui le laissera en sang.

En revanche, l’attaque menée par l’ARM aura séparé la tête de la manifestation engagée rue de l’École de Médecine, du reste du cortège qui lui-même finira par se diviser en deux : une partie (comprenant l’ARM) continuera à avancer sur le boulevard Henri IV puis sur l’avenue Louis Blanc avant de remonter par le Corum (où l’ARM déclenchera une énième altercation avec des manifestants portant des drapeaux tricolores) puis à la Comédie avant de faire un aller-retour à la gare Saint-Roch. L’autre partie (comprenant le groupe « patriote ») ira, elle, sur le boulevard du Jeu de Paume avant de remonter vers la préfecture par la rue Saint Guilhem.

Les deux cortèges se retrouveront sur la Comédie, mais au moment de la « réunification » l’ARM avait disparu. Cette dernière qui a suivi le cortège jusqu’à la gare, ne remontera pas à la Comédie, Elias Nazon ordonnant à ses troupes de rentrer chez eux « en restant groupés » et « en faisant attention ».

Elias Nazon ARM
« Moi, je suis un révolutionnaire, je vous dis, je fusillerai des gens et j’assume » Elias Nazon, chef de l’Arme Révolutionnaire Marxiste. Crédit : Lengadoc Info

Sans nul doute que la grande majorité des anti-pass n’ont pas apprécié ce déchaînement de violence. Lorsque l’on interroge les manifestants sur ce triste événement, le mot d’ordre qui revient le plus souvent, et de très loin, est celui de « l’unité » . Un message qui semble aux antipodes des volontés d’une certaine partie (pas tous) de l’extrême gauche montpelliéraine qui appelle depuis des semaines à ne pas manifester « avec l’extrême droite » et à « virer » ses membres des manifestations.

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2021, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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