Béziers

Béziers. L’autopsie innocente les policiers municipaux dans la mort de Mohamed selon un syndicat

12/04/2020 – 15h15 Béziers (Lengadoc Info) – L’affaire du décès de Mohammed Helmi Gabsi. survenu mercredi soir au commissariat de Béziers connait un nouveau rebondissement. Après une campagne médiatique visant à incriminer les policiers municipaux, l’autopsie du corps de la victime ne permet pas d’établir que celle-ci aurait « subit une quelconque violence exagérée ayant entrainé sa mort ».

Mohamed « a fait preuve d’une violence inouïe »

Il est aux environs de 22h15 ce mercredi lorsqu’un équipage de la police municipale de Béziers contrôle Mohammed Helmi Gabsi. alors que celui-ci se trouve dans la rue en plein confinement et alors que la ville connait un couvre-feu (comme les deux autres grandes villes du département, Montpellier et Sète).

La direction juridique du Syndicat de Défense des Policiers Municipaux (SDPM) relate les faits de manière détaillée dans un communiqué :

« La personne contrôlée, Mohammed G., s’en est alors pris au véhicule de police en donnant un coup de pied au pare-choc arrière, puis s’est soustrait au contrôle en prenant la fuite. Les policiers municipaux l’ont rattrapé et l’individu a fait preuve d’une violence inouïe à l’égard des agents avec des coups de poings et de pieds.

L’individu est interpellé et menotté, selon les règles professionnelles d’intervention, avec la force strictement nécessaire aux opérations.

Il est embarqué dans le véhicule de police et maintenu sur le siège, par un agent de police municipale se positionnant sur l’arrière de son corps : aucune pression n’a été exercée sur la poitrine. L’individu a été agité tout le long du transport jusqu’au commissariat.

Ce n’est que devant le commissariat que l’individu se calme, et se met à ronfler. Dans le commissariat, il est constaté que la personne n’a plus de poul et les opérations de premiers secours ont d’abord été effectuées par les forces de l’ordre puis par les secours. Le décès est enfin constaté. »

Vers une nouvelle affaire Théo à Béziers ?

Le décés de Mohamed, rapporté par les médias, entraîne une vague d’indignations notamment à gauche. On dénonce alors un nouvel épisode de violences policières et certains en profitent pour attaquer directement la politique du maire Robert Ménard.

Mais cette affaire pourrait bien se révéler être une nouvelle affaire « Théo » : en Seine-Saint Denis en février 2017, Théo Luhaka avait accusé des policiers de l’avoir violé avec une matraque lors d’une interpellation. La « victime » avait alors reçu le soutien de nombreux médias (comme Libération) et de politiques de gauche, à commencer par le président de la République, François Hollande et le premier ministre, Bernard Cazeneuve, ainsi que de stars du show-business. Mais une vidéo de surveillance finira par démontrer que Théo Luhaka avait menti et qu’il n’y avait pas eu de viol.

A Béziers, l’emballement politico-médiatique est aujourd’hui mis à mal par l’autopsie. Selon le SDPM, « rien ne permet d’établir que la personne interpellée aurait subit une quelconque violence exagérée ayant entraîné sa mort : ni traces extérieures de coups, ni de strangulation, ni dégâts visibles au niveau des organes internes ».

Le syndicat ajoute que « quatre pochons de poudre blanche ont été retrouvés dans son slip », Mohammed Helmi Gabsi étant connu pour consommer des produits stupéfiants. Interpellé à de multiples reprises par les forces de police nationale et municipale, notamment pour ses excès de violences, il aurait déjà été placé en hospitalisation d’office. Enfin, contrairement à ce qui a été annoncé par de nombreux médias, le SDPM affirme que l’individu n’était pas un SDF et qu’il disposait d’un lieu d’habitation.

Une vidéo partielle de l’interpellation a été diffusée sur les réseaux sociaux. Si elle montre que l’interpellation est difficile, les policiers ne semblent pas avoir recours à une violence particulière.

Photos : DR/ Facebook HKM

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