Grande Borne

Grande Borne : on a frôlé une situation à la Obertone

13/10/2016 – 18h25 Viry-Chatillon (Lengadoc Info) – Tribune libre – L’agression « sauvage » de quatre policiers sur la commune de Viry-Chatillon dans le département de l’Essonne par une dizaine de « jeunes sauvageons » cagoulés et décidés à en découdre à l’aide de cocktails MOLOTOV avec la présence des forces de l’ordre dans leur quartier, remet sur le devant de la scène la problématique de ces “territoires perdus de la République”.


La genèse de cette affaire peut paraître paradoxale quand on constate que les deux équipages de Police Secours étaient en garde statique pour protéger une caméra de surveillance installée à un carrefour de la ville.  Alors que la vidéo protection a pour vertu de renforcer la surveillance de la voie publique 24h/24 pour pallier le manque de ressources humaines des forces de l’ordre, nous en sommes arrivés au stade cocasse où la Police doit protéger la caméra de surveillance !!!


Cette attaque violente démontre l’incapacité des pouvoirs publics à reprendre le contrôle des enclaves de nos territoires passées sous le contrôle de caïdats locaux. Cette situation d’insécurité dans le quartier de la « Grande Borne » comme dans de nombreux quartiers de France n’est pas un fait nouveau mais récurrent. En effet, cela fait des dizaines d’années que les trafics en tous genres développent une économie souterraine qui a débouché sur la main mise physique et le contrôle du territoire dans lequel les lois de la République ont été éradiquées.


Pour pallier cette fatalité, les chantres de la pensée unique et dominante continuent le discours insipide de l’excuse pour ces « jeunes » défavorisés des quartiers populaires et continuent à « arroser » avec les deniers publics, par centaines de millions d’Euros, les associations locales pour obtenir une certaine paix publique, gagner des élections, en réalité pour retarder l’embrasement général. Le scénario de LAURENT OBERTONE dans son dernier roman « GUERILLA » aurait pu se concrétiser si les policiers attaqués avaient riposté avec leurs armes de service pour se défendre et se protéger, eux ou leurs collègues du second véhicule.


Il est bon de souligner dans cet événement tragique que le débat sur la présomption de légitime défense pour les policiers est un non sens car les éléments juridiques de la légitime défense prévus par le code pénal étaient rassemblés. Mais, il faut noter que bon nombre de policiers sont à ce jour tétanisés à l’idée de faire usage de leurs armes, de peur de sanctions administratives et pénales. Il en est de même pour les personnes lambda qui ont l’outrecuidance de vouloir se défendre contre leurs agresseurs.

Encore ces derniers jours, un octogénaire a été placé en garde à vue après avoir tiré en l’air avec une arme à feu pour faire fuir des voleurs à Laroque-d‘Olmes et cette affaire n’est pas sans rappeler l’incarcération de « papy » Galinier. La sécurité, première des libertés, a été volée aux citoyens et lorsqu’on arrive à la barre de certains tribunaux, la légitime défense n’est pas en odeur de sainteté ; bien au contraire elle est considérée et perçue par pléthore de magistrats comme un acte vengeur exercé par un justicier au mépris de la sacro-sainte justice.

Maintenant, se posent les véritables questions : comment organiser la reconquête de ces territoires perdus? Est il encore possible de rétablir l’ordre? Devons nous confier cette mission aux imams car c’est une bien triste réalité que seul l’Islam est respecté par bon nombre des nervis agissant dans ces territoires perdus. Le reportage sur M6 de Bernard de LAVILLARDIERE sur ce sujet est sans appel, bien qu’il en déplaise à la doxa dominante de ses pairs. Toutefois, avant d’envisager une telle « soumission » et d’ abandonner totalement ces territoires à l’ISLAM, d’une manière pragmatique, la reconquête serait jouable si on appliquait tout simplement à la lettre le Code Pénal. Pas besoin de légiférer à nouveau, nos armes juridiques, sont amplement suffisantes.


Pour y parvenir, il convient de  bousculer l’institution judiciaire et le pouvoir politique doit imposer aux magistrats l’application de la “tolérance zéro” pour chaque infraction à la loi pénale dans ces quartiers et empêcher que certains magistrats ne jugent qu’en fonction de leurs convictions politiques ou sociétales, faisant preuve d’angélisme humaniste au lieu d’appliquer les sanctions prévues par la loi. Le Juge d’Application des Peines doit perdre la possibilité de modifier les sanctions prises dans les jugements rendus au nom du Peuple français sous peine de forfaiture.


Il faut savoir que mettre un coup d’arrêt brutal aux trafics de stupéfiants pose un problème de fond aux “politiques” car beaucoup craignent les conséquences d’une politique judiciaire éradiquant l’économie souterraine, manne financière générée par ces trafics dans les “quartiers sensibles”. Pour bon nombre d’hommes ou de femmes politiques, ne visant que leur réélection, les caïdats locaux apportent une « certaine » tranquillité publique. De surcroît, cette voyoucratie veille à ce que leurs territoires ne soient pas enclins  à commettre trop de délits sur les personnes, ce qui pourrait attirer l’attention des forces de l’ordre dans leur secteur et compliquer la sérénité de leurs trafics.


Le traitement des sources d’information pose un véritable problème. Avec l’affaire « NEYRET », la collecte du renseignement dans le milieu est devenue une mission impossible et condamnable devant les juridictions pénales. Les méthodes de travail du Commissaire Neyret, mises en lumière dans cette affaire judiciaire (hormis les dérapages dont il reconnaît l’erreur) étaient en vigueur depuis des lustres dans le monde des services de Police spécialisés qui permettaient d’obtenir bon nombre d’informations et mettre à mal et hors d’état de nuire de nombreux délinquants.


Le travail de fond pour les services de police dans les cités est quasiment devenu impossible malgré l’apport des technologies modernes. Pour lutter efficacement, la mallette du parfait espion digne d’un roman du britannique Ian FLEMING est dérisoire, seul le traitement de sources d’informations étant productif. Il est une réalité que les indics le deviennent par appât du gain, ou quelques fois,  pour éliminer des concurrents. Beaucoup plus rares,  sont ceux motivés par « l’affect » avec les policiers, et encore moins par civisme, denrée rare dans le milieu de la “balance”.


On peut s’évertuer à critiquer Nicolas SARKOZY sur la réduction des effectifs de police ou bien sur la réforme du renseignement, mais il serait plus objectif de s’interroger sur les réels motifs de la carence de nos services de renseignement à l’heure actuelle. S’interroger sur les réelles raisons qui ont permis à tous ces djihadistes -auteurs d’attentats- fichés « S » d’élaborer en toute tranquillité des massacres sur notre territoire et de plus, en plein état d’urgence. Ceci démontre bien que les écoutes téléphoniques qu’elles soient administratives ou judiciaires ont leurs limites et que seul un travail concret sur le terrain peut empêcher certains « fichés S » de passer entre les mailles du filet et causer la mort de nos compatriotes.


Face à cette violence contre les forces de l’ordre, le grand orchestre médiatico-politique se déchaînera une fois de plus en sortant des études sur les “brutalités policières” commises ces derniers mois au cours des manifestations contre la loi El Khomri ou encore sur le projet de l’aéroport de Notre Dame Des Landes. Une fois de plus, la grand’ messe de requiem se donnera rendez-vous en usant de tous les clichés des « brutes en uniforme ». A l’instar de nos « jeunes radicalisés » personne ne manquera à l’appel dans le camp des « beaufs de gauche », des «cléricaux-rousseauistes », des anciens combattants « stalino-sartrien » qui viendront avec leur mine déconfite sur les plateaux télé des “chaines infos” nous expliquer que ces violences sont le fruit du racisme, du chômage des « jeunes », de la discrimination à l’embauche et, qu’au fond, il semble légitime que des descendants de peuples colonisés veuillent en découdre envers ceux qui ont colonisé les terres de leurs ancêtres.


Pourtant il semblerait que le Chef de l’état nous ait informés que nous étions “en guerre”. Mais lorsqu’on ne désigne pas l’ennemi, le combat semble difficile et dans le contexte de l’excuse, du pas d’amalgame, que nous sommes tous Charlie, du pardon, des marches blanches, des fleurs, des bougies etc… on ne peut craindre que le pire à venir.


En effet, il est certain que nous ne subissons que les prémices d’une violence qui perdurera encore longtemps sur notre territoire si un changement radical n’est pas envisagé. Pour l’instant, le peuple de cette « France périphérique » devra encore subir «ce suicide français »  commis par cette élite de la France d’en haut qui ne compte pas un instant changer sa politique génocidaire.

Antoine Saint-Sulpice

Photos :DR

Lengadoc-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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