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Louis Aliot

Catalogne. Pour Louis Aliot, les indépendantistes catalans « n’ont rien à faire en prison »

12/05/2018 – 18h50 Montpellier (Lengadoc Info) – Il ne passe pas pour être l’un des plus fidèles soutiens des indépendantistes, et pourtant le vice-président du Front National et député des Pyrénées-Orientales, Louis Aliot, a reconnu que les élus et responsables catalans emprisonnés par l’État espagnol suite au référendum du 1er octobre 2017 étaient des prisonniers politiques.

Louis Aliot : « Je pense qu’ils n’ont rien à faire en prison »

Louis Aliot était interrogé le 4 mai dernier par France Bleu Roussillon sur la question des élus et responsables indépendantistes catalans qui ont été emprisonnés par l’État espagnol après le référendum du 1er octobre dernier.

Connu pour ses positions anti-indépendantistes, le député des Pyrénées-Orientales a réaffirmé son opposition à l’indépendance de la Catalogne. En revanche, Louis Aliot a tenu à mesurer ses propos et a reconnu l’existence de prisonniers politiques :

« Je ne comprends pas qu’au XXI ème siècle, pour des idées politiques et même s’ils sont allés très loin, ils soient en prison. Voilà ma position, je pense qu’ils n’ont rien à faire en prison, je pense qu’il y a une concertation qui doit avoir lieu avec le pouvoir à Madrid […]. »

Les droites patriotes européennes sont divisées sur la question catalane

Si en France la position du Front National est plutôt mitigée, voire hostile, sur la question de l’indépendance de la Catalogne, cela ne fait pas l’unanimité chez les alliés du parti de Marine Le Pen, y compris en France où le maire de Béziers, Robert Ménard, a apporté son soutien aux indépendantistes.

A l’échelle européenne, de nombreux partis se sont clairement exprimés en faveur de l’indépendance de la Catalogne, ou du moins ont soutenu les indépendantistes après les répressions policières qui ont eu lieu en Catalogne lors du référendum. On retrouve, par exemple, les partis identitaires comme le Vlaams Belang flamand, la Lega italienne et le FPO autrichien, tous trois membres du parti européen Mouvement pour l’Europe des Nations et des Libertés dont est également membre le Front National. En Allemagne, en Suisse et aux Pays Bas, l’AFD, l’UDC et le PVV se sont également positionnés en faveur des indépendantistes.

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2018, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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6 Commentaires

  1. De toute façon, un jour nous serons tous « indépendants ». De gré ou de force. La dictature de la majorité parlementaire va se fracasser à la réalité des gens de rien. Et de même, qu’il faut sauver notre environnement naturel, chacun devra sauver son environnement culturel. Et combattre pour sa liberté régionale. Le discourt du jacobinisme centralisant maxi-progressiste parisien sera remplacé par le régionalisme libéré. Et chaque région reprendra sa liberté de penser.

  2. « L’État espagnol », on reconnaît là bien le langage indépendantiste. Ils ne disent jamais l’ « Espagne », mais l’ « État espagnol », jamais les « Espagnols », mais les « habitants de l’État espagnol », comme pour le dénaturaliser. Ceux qui sont en prison ne le sont pas car ils sont indépendantistes, mais parce qu’ils ont commis un coup institutionnel grave contre l’État espagnol (là oui), à savoir le gouvernement, la justice, et tous les pouvoirs constitués. Lorsque vous vous soulevez contre l’ordre établi, il y a deux possibilités: vous réussissez à vous imposer, vous avez gagné. Vous ne réussissez pas, vous avez perdu et là il faut assumer les conséquences…

  3. « pour des idées politiques et même s’ils sont allés très loin, ils soient en prison »… alors des idées politiques « qui vont très loin », ça s’appelle des actes. Et les actes ont des conséquences. Sinon il faut abroger le code pénal et hop! chacun fait ce qu’il veut.

    • pas pour des idées en Espagne on peut etre contre le Roi et pour une république sans probléme Mais si il y à eu des actes délictueux réprimés aussi en France comme utiliser de l’argent public pour organiser des consultations de partis et des incitations matérielles contre les forces de sécurité publiques
      c’est la justice qui décide et non le pouvoir politique qui ne peut violer la constitution votée par tout le peuple
      mais on peut militer pour le réformer librement

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