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Paul Valéry
Crédit : Lengadoc Info

Montpellier. Scandale de la sécurité à Paul Valéry, le président de l’université répond aux accusations

13/12/2018 – 07h00 Montpellier (Lengadoc-info.com) – Dans un communiqué envoyé aux enseignants et personnels de Paul Valéry, Patrick Gilli, président de l’université a répondu aux accusations portées par Mediapart sur l’attribution du marché de la sécurité du campus à un proche de La République En Marche au moment des blocages du printemps dernier :

« Pressés par l’urgence d’un blocage total de l’université, empêchés d’accéder à nos bureaux, nous avons demandé à la société Prosegur, détentrice du marché via l’UGAP et présente depuis le début du conflit, de renforcer ses effectifs. Elle nous a alors indiqué ne pas pouvoir répondre à cette demande accrue d’agents de sécurité. La direction de cette société nous confirme, par ailleurs, n’avoir reçu aucun appel de la rédaction de Médiapart pour corroborer ce point. Du fait de cette situation de blocage sur le campus, nous avons été contraints de faire appel en urgence à d’autres sociétés de sécurité, ACI et APS sud, par l’intermédiaire de marchés négociés, sans publicité ni mise en concurrence, afin de compléter le dispositif de sécurité. Cela s’est fait dans le strict respect de l’article 30 du décret n°2016-360 du 25 mars 2016, au titre de l’urgence impérieuse, dont les conditions étaient pleinement remplies en l’espèce. Ces sociétés, notoirement connues, ont été sélectionnées pour leurs fonctions et compétences répertoriées et parce qu’elles étaient en capacité de répondre immédiatement aux besoins de renfort exceptionnels. A ce propos, l’Université Paul-Valéry rappelle qu’elle a contractualisé avec des sociétés et en aucun cas avec une personne dont le contrat relève exclusivement de la responsabilité de son employeur.

Nous avons rendu compte régulièrement, notamment devant les conseils centraux, des coûts du blocage, de ses dégradations et de la nécessité de garantir la sécurité des biens et des personnes, quand nous n’avions pour toute solution que de recourir à des agents du secteur privé qui se sont d’ailleurs très professionnellement acquittés de leurs missions. Aujourd’hui, c’est cette mise en sécurité que l’on nous reproche, en lui donnant une dimension politicienne qu’elle n’a jamais eue.

Avec nos sentiments dévoués

Le président et toute l’équipe de la présidence »

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2018, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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One comment

  1. Tout de même intrigant lorsqu’on connaît les liens non dissimulés entre M BOUZBIBA et LAREM et surtout en recherchant un peu plus on découvre sans peine que M BOUZBIBA a été gérant d’ACI et se trouve être sous-traitant de fait de cette même société ACI…
    D’autre part il est déontologiquement interdit à toute société privée de sécurité d’intervenir dans des mouvements , manifestation syndicales et/ou sociales?
    Que fait le CNAPS organisme « régulateur » de la sécurité privée?

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