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Crédit : Lengadoc Info

Montpellier. Le Club de la Presse annule une conférence de presse de la Ligue du Midi suite aux pressions de journalistes [Vidéo]

18/05/2019 – 19h50 Montpellier (Lengadoc Info) – « Où est Charlie ? » Ce vendredi devait avoir lieu une conférence de presse de la Ligue du Midi au Club de la Presse de Montpellier. Mais ce dernier a finalement décidé d’annuler la location de la salle à la dernière minute suite à la pression de plusieurs « journalistes ». Richard Roudier, président de la Ligue du Midi a annoncé qu’il porterait plainte.

La Ligue des Droits de l’Homme tente de perturber la conférence de presse de la Ligue du Midi

La conférence de presse a néanmoins pu avoir lieu dans un café non sans difficulté puisque des opposants d’extrême gauche, dont l’avocate de la Ligue des Droits de l’Homme Sophie Mazas, connue pour sa proximité avec le milieu antifa montpelliérain, se sont invités à cette conférence de presse.

Si la plupart des opposants n’ont fait qu’observer, Sophie Mazas a tenté à plusieurs reprises de provoquer les militants de la Ligue du Midi afin de déclencher une altercation devant les journalistes présents. La présidente de la Ligue des Droits de l’Homme est allée jusqu’à retirer violemment la chaise sur laquelle l’un des conférenciers avait posé sa jambe emplâtrée suite à un accident, ou encore interrompre la conférence de presse, bousculant au passage le cameraman de Lengadoc Info, afin de « commander un café ».

L’étrange comportement de deux journalistes

Si la présence d’opposants d’extrême gauche était prévisible, le comportement de certains journalistes laisse, en revanche, perplexe. Ce fut notamment le cas avec l’équipe du média montpelliérain Le D’Oc, Benjamin Téoule et son photographe Xavier Malafosse, qui, à plusieurs reprises, ont eu une attitude pour le moins étrange comme l’explique un cadre de la Ligue du Midi :

« Dès le départ, nous avions remarqué une certaine collusion entre les deux journalistes et les militants d’extrême gauche présents. Lorsqu’une première altercation a éclaté suite aux provocations de Sophie Mazas, Benjamin Téoule a pris parti, se rangeant du côté des provocateurs d’extrême gauche. Par la suite il a déclenché plusieurs altercations parce qu’il refusait d’attendre la fin de la conférence de presse pour poser ses questions comme cela se fait habituellement et comme nous le lui avons fait remarquer à plusieurs reprises. Pour nous, ce comportement ne relève pas du journalisme mais du militantisme. D’ailleurs il n’y a eu aucun problème avec les autres journalistes présents (dont un journaliste de Libération que l’on peut difficilement accuser d’être proche de nos idées). Le D’Oc a publié une série d’articles à charge contre la Ligue du Midi il y a quelques temps, nous aurions parfaitement pu les refuser à la conférence de presse, nous ne l’avons pas fait et nous avons même répondu à toutes leurs questions. »

A noter tout de même que malgré une ambiance électrique il n’y a eu aucune violence de part et d’autre.

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2019, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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2 Commentaires

  1. J’y étais ! Devant aller ensuite à Béziers, ma compagne et moi sommes restés seuls pour le déjeuner. Un homme est entré. J’ignore son nom, mais il avait un nez amusant, un peu comme celui d’un nasique. Il nous a vus, moi de face mais, n’ayant pas la tête du célèbre Beauf de Cabu, je n’ai pas retenu son attention. Sans même dire bonjour, il a demandé à la patronne si elle avait eu de la visite. S’entendant répondre oui, il précisa : « Le Club de la Presse, c’est moi ! » J’ai alors salué son arrivée en plaquant les deux mains sur la table et en disant : « Ah, ben vous tombez bien, vous ! » Et il a entendu la suite… Il a conclu en prétendant que « Le Club a été fermé car notre organisation a la réputation d’être violente envers les journalistes. » Il est ensuite sorti pour finir la conversation.

  2. En tant que président-fondateur du Club de la Presse de Montpellier je tiens à exprimer ma consternation à l’égard de ces incidents. Lorsque nous avons créé le Club de la Presse, notamment avec Jacques Molénat, Emilien Jubineau et Robert Ménard, nous avons exprimé avec constance les principes qui nous guidaient: pluralisme, refus des exclusives, soutien sans réserve à la liberté de pensée et d’expression.
    C’est aussi dans cet esprit que, quelques années plus tard, nous avons créé Reporters sans Frontières. On est loin de l’esprit et de la pratique de ces « journalistes » qui accaparent et instrumentalisent l’actuel Club de la Presse, au mépris des usages et de l’élémentaire courtoisie..
    A titre personnel, je tiens à exprimer mes regrets et mes excuses à la Ligue du Midi et à ses dirigeants.
    Rémy LOURY

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