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Union des droites
Crédit : Lengadoc Info

Municipales. L’union des droites à Béziers fait des émules dans l’Hérault

27/11/2019 – 12h45 Béziers (Lengadoc Info) – A quelques mois des élections municipales les « digues » sont-elles en train de sauter à droite dans le département de l’Hérault ? Après l’annonce d’un ralliement de Républicains à l’union des droites voulue par Robert Ménard à Béziers, d’autres villes du département pourraient, elles aussi, voir émerger des listes rassemblant des candidats venants de différents partis. Décryptage…

Robert Ménard concrétise l’union des droites à Béziers

« 92 % des adhérents des Républicains à Béziers sont favorables à une union des droites » annonce Henri Gas, responsable LR de la circonscription de Béziers et initiateur de ce sondage il y a quelques jours. Un résultat que ce cadre héraultais du parti de Christian Jacob valide même si lorsqu’on lui pose la question il reconnaît avoir demandé à trois reprises l’investiture LR à Béziers :

« Je ne me rallie pas à Robert Ménard mais je me rallie à la cause des adhérents LR à Béziers, à savoir l’union des droites. La fédération de l’Hérault devait faire un sondage auprès des adhérents pour savoir qui ils souhaitaient comme candidat. Ce sondage n’a jamais été fait alors les adhérents ont pris l’initiative, ils m’ont demandé de faire ce sondage ».

Une annonce qui arrive dans un climat tendu alors que le secrétaire général des Républicains, Aurélien Pradié a annoncé il y a quelques jours une procédure d’exclusion à l’égard d’Erik Tegnér, un militant LR proche de Marion Maréchal et apôtre de l’union des droites. Une décision que récuse Henri Gas :

« C’est une grossière erreur, on ne fait rien aux gens qui se rallient à La République En Marche ou au Rassemblent National. Moi je ne veux pas rallier le Rassemblement National, moi je veux l’union des droites […]. A Béziers il y a Ménard qui clame l’union des droites, qui n’est pas Rassemblement National. Ménard ce n’est pas un criminel, ce n’est pas un bandit, les Bitterois sont contents, c’est eux qui décident, c’est eux qui mettront le bulletin dans l’urne et personne d’autre, ni les Montpelliérains ni les Parisiens ».

« Union », « coalition », « rassemblement »… une véritable dynamique dans l’Hérault

Le cas de Béziers ne semble pas isolé. D’ailleurs Henri Gas nous le confirme :

« Suite à l’annonce dans la presse du résultat du sondage, j’ai été contacté par des adhérents LR de Pézenas, de Saint-Pons, de Saint-Chinian, d’Agde, qui souhaitent me rencontrer pour voir comment procéder pour faire une alliance des droites chez eux ».

Rien de surprenant, un sondage Odoxa annonçait le 1er octobre dernier que 57 % des sympathisants LR étaient favorables à un rapprochement avec le Rassemblement National.

Aussi le président des Républicains de l’Hérault, Sébastien Pacull a participé à une rencontre organisée par Robert Ménard avec des représentants de l’UDI et du RN pour une union des droites à Sète.

Le sénateur Jean-Pierre Grand a annoncé quitter le parti après l’annonce de cette rencontre dénonçant ce rapprochement LR-RN. Une justification peu crédible cependant, Jean-Pierre Grand était déjà sur la selette après avoir rejoint la candidature de Mohed Altrad à Montpellier plutôt que celle du candidat investi par Les Républicains, Alex Larue.

Mais ce qui est sur c’est que si cette union des droites est très populaire chez les adhérents LR de l’Hérault, elle ne plaît pas à tous chez les cadres à l’instar du secrétaire départemental Julien Arnaud ou de Stephan Rossignol, le maire de La Grande Motte.

En revanche, du côté du Rassemblement National la couleur a été annoncée par le secrétaire départemental Jean-Louis Cousin lors de la conférence de presse sur l’annonce des têtes de liste RN dans le département : toutes les listes dans l’Hérault ne seront pas estampillées RN mais « soutenues par le RN ». Une bonne manière de laisser la porte ouverte à d’autres soutiens. 

Résultat des courses : Jean-Louis Cousin, candidat à Agde, présente sa liste comme « divers droite ». A Mèze, c’est une liste « Union des droites pour le rassemblement Mèzois » que mènera Joël Armentier. De son côté, la conseillère régionale Julia Plane a lancé sa campagne à Lunel avec Jean-Paul Garraud, un des fondateurs de la Droite Populaire et ex-député UMP. A Frontignan, le conseiller régional Gérard Prato est dans une logique de rassemblement après avoir reçu le soutien du Parti Chrétien Démocrate et de Debout La France, regroupant ainsi une large coalition d’opposants à l’actuelle mairie socialiste. Enfin à Juvignac, Fabrice Thiry aura pour colistière Danielle Martinez, une militante LR ayant ralliée la Droite Populaire.

Bref, le succès de la stratégie « Ménard » pourrait bien faire quelques petits dans l’Hérault…

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2019, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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2 Commentaires

  1. Bonsoir
    Je viens de lire cet article qui me semble parfait et rassurant pour l’avenir de la droite dans nos cantons et je trouve décevant de pas voir une liste de ce genre se monter à Clermont l’Hérault .
    Bravo à tous et en avant.
    Très cordialement
    P.Barret

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