Conférence de Jean-Paul Benglia à Montpellier sur la « théorie du genre »

19/11/2014 – 08h00 Montpellier (Lengadoc-info.com) – Jean-Paul Benglia, auteur du livre « Sexe, Amour et Timidité » était hier soir à Montpellier pour une conférence sur «la théorie du genre : vision réaliste de l’être humain ou discours dangereux pour nos enfants ».

Pour Jean-Paul Benglia, la « théorie du genre » dont l’existence est niée par ceux qui la mettent en pratique, n’est ni plus ni moins la même que la « théorie queer », c’est à dire, «que les hommes et les femmes ne sont influencés différemment dans leurs comportements uniquement par des conditionnements sociaux, environnementaux et parentaux imposés depuis des siècles. Et donc, que la nature n’interviendrait pas dans les différences de comportements et de pensées entre les femmes et les hommes ».

Une théorie qui pour Jean-Paul Benglia, proche de l’école de la psychologie évolutive, est uniquement idéologique et ne repose pas sur des fondements scientifiques. Il en veut pour preuve l’échec de l’expérience menée par le psychologue John Money sur David Reimer qui sur conseil du médecin, subit une réattribution sexuelle forcée lorsqu’il était encore bébé. John Money demanda à ses parents de l’élever comme une fille. Malgré cela, David Reimer ne s’est jamais considéré comme femme et a fini par se suicider.

Jean-Paul Benglia a alors dénoncé les dangers que la théorie du genre pouvait engendrer, à commencer par un déni de réalité comme le montre l’affaire Jandre Botha, un enfant de quatre ans qui a été battu à mort par la compagne de sa mère lesbienne, qui ne supportait pas que le jeune garçon refusait de l’appeler « papa ».

Photo : La manif Pour Tous

Lengadoc-info.com, 2014, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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2 Commentaires

  1. LA THEORIE DU GENRE au singulier n’existe pas. Il y a des ETUDES DE GENRE, ou si l’on veut DE MULTIPLES THEORIES DU GENRE. En voici deux.
    La première est d’un athée, Charles Maurras (année 1900),
    la seconde est partagée par la plupart des Pères de l’Eglise, scellant pour des siècles l’idée d’une inégalité,entre l’homme et la femme, fondée sur des arguments scripturaires, théologiques et anthropologiques (St Augustin, St Jean Chrysostome, Thomas d’Aquin etc….) Leurs conceptions, leurs écrits ont profondément influencé les théologiens en général, et les normes du Droit Canon en particulier.

    Charles Maurras

     L’émergence et le succès sans précédent d’une cohorte de femmes écrivains dans les années 1900 ne laissèrent pas Charles Maurras indifférent. Dans un texte intitulé « Le romantisme féminin, allégorie du sentiment désordonné », paru d’abord dans la revue Minerva en 1903, et repris dans un ouvrage de 1917 intitulé « L’Avenir de l’intelligence », il s’en prend à quatre poétesses de premier plan, auxquelles il reconnaît volontiers du talent. Il s’agit de « Mesdames Renée Vivien, Henri de Régnier, Mathieu de Noaïlles et Delarue-Mardrus ».
       Après avoir souligné leur origine étrangère et cité en renfort un certain M. Dauchot qui les considérait comme des « métèques étrangères », après leur avoir reproché de s’appliquer à des « passions contraires à la nature », après les avoir accusées de développer l’anarchie littéraire dans leurs oeuvres, après avoir, plus fondamentalement, dénoncé le romantisme (Hugo, Chateaubriand…)« pour avoir féminisé les âmes et les esprits français »  Maurras nous donne la clé de cette décadence  imputable à l’omniprésence du principe féminin dans le domaine littéraire : elles imitent leurs maîtres, mais en les dénaturant. Au lieu de s’en tenir aux limites de leur nature profonde, elles s’aventurent dans des domaines réservés aux hommes, au risque de se profaner elles-mêmes et d’entraîner par la même occasion une dégenérescence de la civilisation. Il s’agit bien sûr pour lui de plaider pour un retour à l’ordre classique.
     « Depuis qu’il retombe en quenouille le romantisme est rendu à ses ayants droit », les femmes . 
      « Oui, le vrai féminin c’était bien de se cacher éternellement. Celle qui avoue et qui déchire la draperie voluptueuse sacrifie quelque chose de son sexe à son art … Jamais littérature aussi désordonnée n’a moins offensé le plan providentiel ».
     « La vie intérieure de la femme est, au physique, à l’organique, plus intense que la nôtre… La femme est continuellement ramenée dans son corps. »
     « Une cité de femmes est en voie de d’organiser un secret petit monde où l’homme ne paraît qu’en forme d’intrus et de monstre, de jouet lubrique et bouffon… »
     Pour Maurras, le principe de désordre (lié au triomphe du sentiment, forcément féminin) est en train de l’emporter sur le principe d’ordre (fondé sur la raison, forcément masculine). Or ce triomphe est pour lui une impasse.

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    Saint Augustin (Années 400): De Trinitate, chapitre 7 (extrait)
    « Comment donc l’Apôtre (Paul) nous dit-il que l’homme est l’image de Dieu et doit, pour cela, ne point voiler sa tête, et que la femme ne l’est pas et doit, pour cela, voiler la sienne ? Peut-être, comme je le pense et comme je l’ai déjà dit en parlant de l’âme humaine, la femme avec son mari est-elle l’image de Dieu en ce sens que la substance humaine toute entière n’est qu’une seule image de Dieu, tandis que le mari, même pris isolément est l’image de Dieu, aussi pleine, aussi entière, que quand la femme ne fait qu’un avec lui….
    La femme considérée comme aide (de l’homme) – qualification qui n’appartient qu’à elle – cesse d’être image de Dieu, tandis que le mari, même pris isolément est l’image de Dieu … »

    Jean Chrysostome : 3ème homélie sur le mariage (4ème siècle)

    « En effet, c’est un trait de la générosité et de la sagesse divines, que celui qui excelle dans les grandes choses, se montre dans les petites choses insuffisant et incapable, de telle sorte que l’homme ait besoin de la femme. En effet, si Dieu avait créé l’homme également propre aux deux emplois, le sexe féminin n’aurait été qu’un objet de mépris : et, d’autre part, s’il avait permis aux femmes des fonctions plus relevées et plus sérieuses, il leur aurait inspiré des prétentions extravagantes. Aussi, a-t-il évité de donner les deux aptitudes à la même créature, de peur que l’un des sexes ne fût éclipsé et ne parût inutile : et il n’a pas voulu non plus faire la part égale aux deux sexes, de peur que cette égalité n’engendrât des conflits, des querelles, et que les femmes n’élevassent leurs prétentions jusqu’à disputer aux hommes le premier rang; mais conciliant le besoin de paix avec les convenances de la hiérarchie, il a fait dans notre vie deux parts, dont il a réservé à l’homme la plus essentielle et la plus sérieuse, en assignant à la femme la plus petite et la plus humble : de telle sorte que les nécessités de l’existence nous la fassent honorer, sans que l’infériorité de son ministère lui permette d’entrer en révolte contre son mari. »

    Thomas d’Aquin (13ème siècle)
    2ème partie de la Somme Théologique
    Question 177, article 2: le charisme du discours convient-il aussi aux femmes?
     
    Réponse:
    « Le discours peut être pratiqué de deux façons.
    1- En particulier, à l’adresse d’une ou de quelques personnes, dans un entretien familier. Dans ce cas la gràce du discours peut convenir aux femmes.
    2 – En public, devant toute l’assemblée. Cela est interdit aux femmes: tout d’abord et principalement, parce que la femme doit être soumise à l’homme, selon la Genèse (3, 16). Or enseigner et persuader publiquement dans l’assemblée convient, non aux sujets, mais aux supérieurs. Si pourtant des hommes qui sont inférieurs peuvent accomplir cet office, c’est en vertu d’une commission, et parce que leur sujétion ne leur vient pas, comme aux femmes, de la nature, mais par suite d’une cause accidentelle. – Ensuite, par crainte que le coeur des hommes ne soit séduit par désir, selon l’Ecclésiastique (9, 1, V):  » Les entretiens des femmes sont comme un feu dévorant. » – Enfin, parce que les femmes, généralement, ne sont pas assez instruites en sagesse pour qu’il soit possible de leur confier sans inconvénient un enseignement public. »

  2. Existe-t-il une théorie du genre au singulier ? J’en doute en effet… Il y a des ETUDES DE GENRE, comme le reconnaissent , ou si l’on veut DE MULTIPLES THEORIES DU GENRE. En voici deux.
    La première est d’un athée, Charles Maurras (année 1900),
    la seconde est partagée par la plupart des Pères de l’Eglise, scellant pour des siècles l’idée d’une inégalité,entre l’homme et la femme, fondée sur des arguments scripturaires, théologiques et anthropologiques (St Augustin, St Jean Chrysostome, Thomas d’Aquin etc….) Leurs conceptions, leurs écrits ont profondément influencé les théologiens en général, et les normes du Droit Canon en particulier. Je reste à disposition pour signaler d’autres « théories » du genre. On n’a jamais cessé de s’interroger sur les différences et/ou complémentarités entre l’homme et la femme. Il faudrait éviter que les passions réduisent la richesse de ce débat philosophique. C’est ainsi que Sylviane Agacinski ne propose pas les mêmes « THEORIES DU GENRE » que Judith Butler.

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    Charles Maurras: « la femme est continuellement ramenée dans son corps »
     L’émergence et le succès sans précédent d’une cohorte de femmes écrivains dans les années 1900 ne laissèrent pas Charles Maurras indifférent. Dans un texte intitulé « Le romantisme féminin, allégorie du sentiment désordonné », paru d’abord dans la revue Minerva en 1903, et repris dans un ouvrage de 1917 intitulé « L’Avenir de l’intelligence », il s’en prend à quatre poétesses de premier plan, auxquelles il reconnaît volontiers du talent. Il s’agit de « Mesdames Renée Vivien, Henri de Régnier, Mathieu de Noaïlles et Delarue-Mardrus ».
       Après avoir souligné leur origine étrangère et cité en renfort un certain M. Dauchot qui les considérait comme des « métèques étrangères », après leur avoir reproché de s’appliquer à des « passions contraires à la nature », après les avoir accusées de développer l’anarchie littéraire dans leurs oeuvres, après avoir, plus fondamentalement, dénoncé le romantisme (Hugo, Chateaubriand…)« pour avoir féminisé les âmes et les esprits français »  Maurras nous donne la clé de cette décadence  imputable à l’omniprésence du principe féminin dans le domaine littéraire : elles imitent leurs maîtres, mais en les dénaturant. Au lieu de s’en tenir aux limites de leur nature profonde, elles s’aventurent dans des domaines réservés aux hommes, au risque de se profaner elles-mêmes et d’entraîner par la même occasion une dégénérescence de la civilisation. Il s’agit bien sûr pour lui de plaider pour un retour à l’ordre classique.
     « Depuis qu’il retombe en quenouille le romantisme est rendu à ses ayants droit », les femmes . 
      « Oui, le vrai féminin c’était bien de se cacher éternellement. Celle qui avoue et qui déchire la draperie voluptueuse sacrifie quelque chose de son sexe à son art … Jamais littérature aussi désordonnée n’a moins offensé le plan providentiel ».
     « La vie intérieure de la femme est, au physique, à l’organique, plus intense que la nôtre… La femme est continuellement ramenée dans son corps. »
     « Une cité de femmes est en voie de d’organiser un secret petit monde où l’homme ne paraît qu’en forme d’intrus et de monstre, de jouet lubrique et bouffon… »
     Pour Maurras, le principe de désordre (lié au triomphe du sentiment, forcément féminin) est en train de l’emporter sur le principe d’ordre (fondé sur la raison, forcément masculine). Or ce triomphe est pour lui une impasse.
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    consulter le site poetesses.fr
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    Saint Augustin: De Trinitate, chapitre 7 (extrait)
    « Comment donc l’Apôtre (Paul) nous dit-il que l’homme est l’image de Dieu et doit, pour cela, ne point voiler sa tête, et que la femme ne l’est pas et doit, pour cela, voiler la sienne ? Peut-être, comme je le pense et comme je l’ai déjà dit en parlant de l’âme humaine, la femme avec son mari est-elle l’image de Dieu en ce sens que la substance humaine toute entière n’est qu’une seule image de Dieu, tandis que le mari, même pris isolément est l’image de Dieu, aussi pleine, aussi entière, que quand la femme ne fait qu’un avec lui….
    La femme considérée comme aide (de l’homme) – qualification qui n’appartient qu’à elle – cesse d’être image de Dieu, tandis que le mari, même pris isolément est l’image de Dieu … »

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    Jean Chrysostome : 3ème homélie sur le mariage (4ème siècle)
    « En effet, c’est un trait de la générosité et de la sagesse divines, que celui qui excelle dans les grandes choses, se montre dans les petites choses insuffisant et incapable, de telle sorte que l’homme ait besoin de la femme. En effet, si Dieu avait créé l’homme également propre aux deux emplois, le sexe féminin n’aurait été qu’un objet de mépris : et, d’autre part, s’il avait permis aux femmes des fonctions plus relevées et plus sérieuses, il leur aurait inspiré des prétentions extravagantes. Aussi, a-t-il évité de donner les deux aptitudes à la même créature, de peur que l’un des sexes ne fût éclipsé et ne parût inutile : et il n’a pas voulu non plus faire la part égale aux deux sexes, de peur que cette égalité n’engendrât des conflits, des querelles, et que les femmes n’élevassent leurs prétentions jusqu’à disputer aux hommes le premier rang; mais conciliant le besoin de paix avec les convenances de la hiérarchie, il a fait dans notre vie deux parts, dont il a réservé à l’homme la plus essentielle et la plus sérieuse, en assignant à la femme la plus petite et la plus humble : de telle sorte que les nécessités de l’existence nous la fassent honorer, sans que l’infériorité de son ministère lui permette d’entrer en révolte contre son mari. »

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    Thomas d’Aquin
    2ème partie de la Somme Théologique
    Question 177, article 2: le charisme du discours convient-il aussi aux femmes?
     
    Réponse:
    « Le discours peut être pratiqué de deux façons.
    1- En particulier, à l’adresse d’une ou de quelques personnes, dans un entretien familier. Dans ce cas la gràce du discours peut convenir aux femmes.
    2 – En public, devant toute l’assemblée. Cela est interdit aux femmes: tout d’abord et principalement, parce que la femme doit être soumise à l’homme, selon la Genèse (3, 16). Or enseigner et persuader publiquement dans l’assemblée convient, non aux sujets, mais aux supérieurs. Si pourtant des hommes qui sont inférieurs peuvent accomplir cet office, c’est en vertu d’une commission, et parce que leur sujétion ne leur vient pas, comme aux femmes, de la nature, mais par suite d’une cause accidentelle. – Ensuite, par crainte que le coeur des hommes ne soit séduit par désir, selon l’Ecclésiastique (9, 1, V):  » Les entretiens des femmes sont comme un feu dévorant. » – Enfin, parce que les femmes, généralement, ne sont pas assez instruites en sagesse pour qu’il soit possible de leur confier sans inconvénient un enseignement public. »

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