Libération de Montpellier, les chars entrent dans la ville

30/08/2015 – 18h00 Montpellier (Lengadoc-info.com) –  Les cérémonies du 71ème anniversaire de la libération de la ville de Montpellier ont eu lieu ce week-end et cette année la mairie a décidé d’innover en faisant appel à des associations de reconstitution historique.

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Philippe Saurel, maire de Montpellier et Lorraine Acquier, conseillère municipale déléguée aux Affaires Militaires

Ainsi pendant deux jours, les Montpelliérains ont pu voir circuler à Montferrier le samedi et à Montpellier le dimanche, une véritable colonne mécanisée avec des véhicules d’époque, de la légendaire Citroën des FFI aux chars TD M10 « Wolverine » et M18 « Hellcat » en passant par les blindés légers M8 « Greyhound » et les inconditionnels half-tracks et jeeps.

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Ce véritable convoi blindé était accompagné de résistants des Forces Françaises de l’Intérieur, de Fusiliers Marins et de troupes coloniales représentant la 1ère Division Française Libre, l’unité alliée qui est entrée dans Montpellier et qui a défilé le 2 septembre 1944 en présence du général De Lattre de Tassigny.

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Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2015, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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8 Commentaires

  1. voila des cérémonies qui ont du sens et donnent à penser au concret—-est ce que ce maire  »socialiste »en renforçant sa police et sensible à l’Histoire devienfrait patriote sans s’en douter?

  2. En fait la France n’a jamais été parmi les vainqueurs de la 2ème guerre mondiale.
    Elle y fût au contraire vaincue et même plutôt deux fois qu’une.
    Une première fois par les Allemands en 39/40, alors qu’elle avait déclarée à l’Allemagne (eh oui ! c’est bien la France qui a déclaré la guerre à l’Allemagne, et non l’inverse !) une guerre dans laquelle un gouvernement socialiste l’avait emmené sans qu’elle ne fût ni motivée pour la faire, ni en mesure de la remporter.
    Une deuxième fois de par les excès de l’épuration.
    Il ne s’agit pas d’opposer les victimes des excès de ‘’l’épuration’’ à celles de l’occupation et de la guerre dans une sorte de surenchère, ceci n’aurait d’ailleurs surement pas été dans les usages et désirs de celles-ci.
    Il ne s’agit pas non plus de ternir ou salir la cause et le courage des authentiques partisans (quel que fût leur camp) et résistants.
    Seulement, sans s’appesantir, et dans un souci d’objectivité, de rappeler qu’après la Libération la France connus de sanglant règlement de comptes entre Français qui firent, selon les sources, de deux à quatre fois plus d’exécutions, souvent sommaires, en quatre mois de Libération, qu’en quatre ans d’occupation ; autant d’actes absous jusqu’à fin 1945 pour avoir été commis « en vue de la libération d’un territoire » … libéré seize mois auparavant.
    Vae victis … il en a toujours été ainsi, mais n’en déplaise à De Gaulle et aux gaullistes, la France à mon humble avis, ne fut, certes pas, parmi les vainqueurs.
    Et le Gaullisme n’a jamais été qu’une hypocrisie de faux vainqueurs, une boursouflure prétentieuse.

    • La Libé vue par Michel Audiard

      « Nous autres, enfants du XIVème arrondissement, on peut dire qu’on a été libéré avant tous les autres de la capitale, cela en raison d’une position géographique privilégiée. […] Les Ricains sont arrivés par la porte d’Orléans, on est allé au-devant d’eux […] On était bien content qu’ils arrivent, oui, oui, mais pas tant, remarquez bien, pour que décanillent les ultimes fridolins, que pour mettre fin à l’enthousiasme des ‘’résistants’’ qui commençaient à avoir le coup de tondeuse un peu facile, lequel pouvait – à mon avis – préfigure le coup de flingue. Cette équipe de coiffeurs exaltés me faisait, en vérité, assez peur.
      La mode avait démarré d’un coup. Plusieurs dames du quartier avaient été tondues le matin même, des personnes plutôt gentilles qu’on connaissait bien, avec qui on bavardait souvent sur le pas de la porte les soirs d’été, et voilà qu’on apprenait – dites donc – qu’elles avaient couché avec des soldats allemands ! Rien que ça ! On a peine à croire des choses pareilles ! Des mères de famille, des épouses de prisonniers, qui forniquaient avec des Boches pour une tablette de chocolat ou un litre de lait. En somme pour de la nourriture, même pas pour le plaisir. Faut vraiment être salopes !
      Alors, comme ça, pour rire, les patriotes leur peinturluraient des croix gammées sur les seins et leur rasaient les tifs. Si vous n’étiez pas de leur avis, vous aviez intérêt à ne pas trop le faire savoir, sous peine de vous retrouver devant un tribunal populaire comme il en siégeait sous les préaux d’école, qui vous envoyait devant un peloton également populaire. C’est alors qu’il présidait un tribunal de ce genre que l’on a arrêté l’illustre docteur Petiot – en uniforme de capitaine – qui avait, comme l’on sait, passé une soixantaine de personnes à la casserole.
      Entre parenthèses, puisqu’on parle toubib, je ne connais que deux médecins ayant à proprement parler du génie, mais ni l’un ni l’autre dans la pratique de la médecine : Petiot et Céline. Le premier appartient au panthéon de la criminologie, le second trône sur la plus haute marche de la littérature.
      Mais revenons z’au jour de gloire ! Je conserve un souvenir assez particulier de la libération de mon quartier, souvenir lié à une image enténébrante : celle d’une fillette martyrisée le jour même de l’entrée de l’armée Patton dans Paris.
      Depuis l’aube les blindés s’engouffraient dans la ville. Terrorisé par ce serpent d’acier lui passant au ras des pattes, le lion de Denfert-Rochereau tremblait sur son socle.
      Édentée, disloquée, le corps bleu, éclaté par endroits, le regard vitrifié dans une expression de cheval fou, la fillette avait été abandonnée en travers d’un tas de cailloux au carrefour du boulevard Edgard-Quinet et de la rue de la Gaîté, tout près d’où j’habitais alors.
      Il n’y avait déjà plus personne autour d’elle, comme sur les places de village quand le cirque est parti.
      Ce n’est qu’un peu plus tard que nous avons appris, par des commerçants du coin, comment c’était passée la fiesta : un escadron de farouches résistants, frais du jour, à la coque, descendus des maquis de Barbès, avaient surpris un feldwebel caché chez la jeune personne. Ils avaient – naturlicht ! – flingué le Chleu. Rien à redire. Après quoi ils avaient férocement tatané la gamine avant la tirer par les cheveux jusqu’à la petite place où ils l’avaient attachée au tronc d’un acacia. C’est là qu’ils l’avaient tuée. Oh ! Pas méchant. Plutôt voyez-vous à la rigolade, comme on dégringole des boîtes de conserve à la foire, à ceci près : au lieu des boules de son, ils balançaient des pavés.
      Quand ils l’ont détachée, elle était morte depuis longtemps déjà aux dires des gens. Après l’avoir balancée sur le tas de cailloux, ils avaient pissé dessus puis s’en étaient allé par les rues pavoisées, sous les ampoules multicolores festonnant les terrasses où s’agitaient des petits drapeaux et où les accordéons apprivoisaient les airs nouveaux de Glen Miller. C’était le début de la fête. Je l’avais imaginée un peu autrement. Après ça je suis rentré chez moi, pour suivre à la TSF la suite du feuilleton. Ainsi, devais-je apprendre, entre autres choses gaies, que les Forces Françaises de l’Intérieur avaient à elles seules mis l’armée allemande en déroute.
      Le général De Gaulle devait, par la suite, accréditer ce fait d’armes. On ne l’en remerciera jamais assez. La France venait de passer de la défaite à la victoire, sans passer par la guerre. C’était génial. »

      Michel AUDIARD.

    • Vous avez malheureusement raison sur le plan historique et il est aussi exact qu’au moment de la libération de nombreux règlements de comptes soldant de vieilles haines ont eu lieu sous couvert de punir des
      « collaborateurs » ….. Et depuis cette époque les français vivent (mal) sur un mensonge politique visant à faire croire que la « résistance » a été un fait majeur de la guerre alors qu’a peine un français sur mille y a participé et que bien évidemment le 3ème Reich a été vaincu par le rouleau compresseur russe d’un coté et l’immense industrie militaire des Usa de l’autre !!!

  3. Mille grazie à Lengadòc Info pour la publication de ces 3 commentaires.
    Je doute que celui-ci soit validé, mais sachez que je vous l’ai envoyé sans aucune animosité, ni pour vous bien sûre, ni pour nos voisins français (et occitans) authentiques et non reniés, pour qui je conserve un respect et une sympathie inentamés.

    Eh oui … tous ne fût pas aussi manichéen (les gentils ‘’français indigènes’’ –de préférence maghrébins et/ou sénégalais- et les ordures européennes de souche juste bonnes à tuer ou à métisser).

    Un mot est longtemps (encore aujourd’hui chez les anciens de beaucoup de villages sud italiens) resté inséparable de l’avancée des troupes françaises du Général Leclerc en Italie ; les «marocchinate».
    Les troupes ‘’françaises’’ composées essentiellement de nord africains qui remontaient la péninsule et finirent leur périple de l’autre côté du Rhin s’y firent particulièrement remarquer par leur cruauté et d’innombrables viols :
    Les viols et crimes des goumiers lors du débarquement en Italie :
    http://answers.yahoo.com/question/index?qid=20100301083958AAy3tCz
    Les exactions des marocains de la 2eme DB notamment à Freudenstadt :
    http://liberation-44.forumactif.org/t249-les-viols-des-liberateurs-au-nom-de-la-libertel-armee-francaise-a-freudenstadt
    Il est à noter que le ‘’fameux’’ Général Leclerc ne fit rien pour les en empêcher, bien au contraire, et que d’ailleurs une fois ‘’ses’’ troupes arrivées de l’autre côté du Rhin il continua à les y encourager à métisser le sang européen / allemand …

    VÉRIDIQUE !

    D’ailleurs sur ce pitoyable Général Leclerc tant de témoignages convergents ne soulignant rien d’autre que son insignifiance, sa veulerie et sa médiocrité immorale.

    • [Posté depuis Bergamo Italie du nord / Padania] *

      * Sono italiano (del nord).

    • Vous vous trompez de général : Leclerc n’a pas participė aux opérations en Italie, il s’agit de de Lattre de Tassigny.
      Les nombreux viols commis en Italie par les troupes indigènes d’Afrique, peu ou insuffisamment réprimés par la hiérarchie militaire d’ailleurs, sont une réalité incontestable.

  4. Alberto Da Giussano

    Merci pour ces précisions !
    En effet après une ‘’victoire’’ insignifiante contre une poignée de soldats italiens (dont il fût fait tout un fromage …) à Koufra (oasis isolée au fin fond du désert libyen) la colonne Leclerc sera transférée au Royaume-Uni à Swansea après onze jours de traversée pour finir par la suite sa ‘’carrière’’ de l’autre côté du Rhin.
    Si j’ai cité Leclerc c’est en fait parce qu’il est un résumé de la morgue et de l’irresponsabilité criminelle ‘’épuratrice’’ des FFL et autres dignitaires ‘’gaullo-communistes ; illustrées, entres autres, par ces deux épisodes avérés le concernant :
    – La ‘’carte blanche’’ qu’il laissa à ses ‘’indigènes’’ en Allemagne … allant jusqu’à se réjouir des conséquences des innombrables viols commis par ‘’ses’’ africains sur des allemandes (ce fût encore pire qu’en Italie !).
    – « D’autres éléments français combattent le 29 avril contre les Américains en Bavière. Une douzaine de recrues, issues pour la plupart de la Charlemagne, se rendent aux troupes américaines qui les livrent le 6 mai à la 2e division blindée du général Leclerc, qui vient de prendre ses quartiers à Bad Reichenhall. Les prisonniers sont brièvement interrogés par Leclerc lui-même. Le lendemain, ou le surlendemain, ils sont fusillés sans jugement et sans que les autorités du GPRF, informées de leur capture, aient été tenues au courant de cette décision. La responsabilité de Leclerc dans cette exécution sommaire a été évoquée, sans qu’il soit possible de déterminer avec certitude si la décision a été prise par le chef de la 2e DB en personne, ou bien par l’un de ses officiers. Les corps sont abandonnés sur place par les Français, et enterrés plus tard à la hâte par les Américains. Seuls cinq des prisonniers exécutés ont été identifiés avec certitude. »

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