Conseil régional

Conseil régional : 12 heures de débats sous haute tension

29/11/2016 – 18h00 Pérols (Lengadoc-info.com) – Les 158 conseillers régionaux d’Occitanie se sont réunis lundi 28 novembre à Pérols (à proximité de Montpellier) pour une assemblée plénière du Conseil Régional. Notons que l’exécutif socialiste n’avait pas convoqué une telle assemblée depuis le 24 juin (alors que les textes préconisent au minimum une séance plénière par trimestre). En effet, la gauche préfère expédier les dossiers en « commission permanente » où le public et la presse ne sont pas conviés (ce qui bride les débats et limite le rôle de l’opposition).

La journée a commencé par un coup d’éclat des élus LR-UDI-Modem qui ont décidé de quitter momentanément l’assemblée car Carole Delga a refusé de commencer par une minute de silence en hommage au policier assassiné en Ariège samedi 26. Cette minute de silence a bien eu lieu mais après le discours de la Présidente… et en présence des élus Les Républicains et centristes qui avaient regagné leurs sièges.

Dans son long propos introductif Carole Delga a comme toujours dénoncé « le populisme » visant le groupe Front National qui n’a pas manqué de s’amuser de cette attaque maladroite. Carole Delga a également annoncé qu’elle assurerait elle-même la vice-présidence laissée vacante par Béatrice Négrier suite au scandale révélé par Lengadoc-info


Un Débat d’Orientation Budgétaire (DOB) animé


La séance plénière a essentiellement porté sur le budget (DOB). Le Front National a dénoncé l’augmentation de la fiscalité régionale et des dépenses de fonctionnement. France Jamet, faisant allusion au livre de confidences de François Hollande, a martelé « il y a des choses qu’une présidente de devrait pas faire ». Critiquant les subventions politisées, la présidente du groupe FN-RBM a résumé la politique socialiste par le slogan « Je dépense donc je suis »!

Christophe Rivenq (LR) a quant à lui fustigé le comportement sectaire des socialistes qui ont durci le règlement intérieur, réduisant le rôle de l’opposition: « pour son 1er anniversaire, notre région n’est pas à la fête ». 


Satisfecit de la gauche


Hussein Bourgi (PS) s’est évidemment félicité des orientations budgétaires et a souligné l’engagement financier de sa majorité en  » faveur du féminisme » et de « l’égalité réelle hommes-femmes ». Cette sortie, applaudie par toute la gauche, visait sans le nommer François Fillon qui s’est déclaré opposé « à titre personnel » à l’avortement (sans pour autant proposer de changement législatif sur l’IVG). Christian Assaf (PS) a conforté ses collègues en se livrant à un éloge de la politique régionale.

L’extrême-gauche (groupe « nouveau monde en commun ») a déploré la baisse des dotations aux régions (décidée par le gouvernement PS) et l’insuffisance des moyens en faveur de l’emploi. Cette critique de pure forme n’empêchera pas ce groupe de voter, comme chaque année, le budget de la majorité. 


Vive altercation Sanchez-Delga


Le débat s’est enflammé lorsque Julien Sanchez, maire FN de Beaucaire, a accusé la majorité socialo-communiste « d’incompétence »,  » d’amateurisme » et de « gaspillage » citant le surcoût lié à la fusion et l’inflation des frais de personnels. Dans une bronca générale, Carole Delga est sortie de ses gonds : « c’est de la diffamation! » Imperturbable, le jeune élu frontiste a terminé son réquisitoire sous les applaudissements de ses 39 collègues.

C’est dans cette ambiance tendue que Maïté Carsalade a offert à Carole Delga, au nom du groupe FN-RBM, le dernier « Figaro-histoire » consacré aux « racines chrétiennes de la France ». Ce cadeau est un réponse ironique et détournée à la déclaration de Carole Delga du 25 octobre : la Présidente socialiste avait affirmé que « la France n’a pas de racines chrétiennes ». 


Polémique autour du CIRDOC 


Alors que ce sujet n’était pas à l’ordre du jour, la gauche à profité de la séance plénière pour attaquer nommément Robert Ménard au sujet du CIRDOC. Ce centre dédié à la culture occitane est financé par la région et la seule municipalité de Béziers alors qu’il s’agit d’un équipement d’ampleur régionale. Robert Ménard souhaite, pour des raisons budgétaires, se retirer partiellement de ce centre. L’attaque de la gauche est particulièrement étonnante puisque Carole Delga n’a jamais répondu au courrier envoyé par la mairie de Béziers à ce sujet mi-septembre. Gilles Ardinat, élu FN biterrois, est monté au créneau pour défendre Robert Ménard qui ne siège pas à la région et ne peut donc pas répliquer aux critiques incessantes de la gauche.

Plusieurs autres sujets ont déclenché des tollés : la proposition du groupe FN d’instaurer une préférence nationale en matière d’aide sociale, le scandale de l’opéra de Montpellier (gigantesque gaspillage d’argent public par la gauche), les soupçons de conflits d’intérêts (affaire Arif, liens entre le région et la presse Baylet)…

Ce lundi fut donc une journée intense pour les conseillers régionaux. Les débats se sont terminés à 22h10 après plus de 12h d’échanges musclés.

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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2 Commentaires

  1. Les socialistes ne sont que des parasites qui vivent sur le dos des français.

  2. Comment la présidente de région qui semble débordée par ses tâches peut-elle encore cumuler en tant que député à l’assemblée nationale ? Indécence socialiste …

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