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Squat de Luttopia. Crédit : Lengadoc Info

Violences, menaces de mort, les squats tenus par l’extrême gauche se font la guerre à Montpellier

07/05/2018 – 14h00 Montpellier (Lengadoc Info) – La guerre des squats fait rage actuellement à Montpellier. Alors que le squat dit de « La Providence » est expulsable à partir de ce mardi 8 mai, celui-ci a été le lieu d’une importante rixe il y a trois semaines, opposants des squatteurs de « La Providence » et ceux de « Luttopia », un autre squat tenu également par des militants d’extrême gauche.

La guerre des squats fait rage à Montpellier

Un communiqué très énigmatique a été publié le 23 avril 2018 sur la page Facebook « AG de Montpellier contre les violences d’état et pour les libertés » qui décrit une scène d’une violence inouïe ayant opposé plusieurs dizaines de personnes à l’intérieur de ce squat. Les tenants et aboutissants peuvent difficilement être compris tant semble régner l’omerta dans un milieu où les dénonciations des ennemis politiques sont monnaie courante.

Ces violences extrêmes (il est fait mention de menaces de mort sous la menace d’un couteau) ont été perpétrées dans un établissement accueillant plus d’une dizaine d’enfants en bas âge.

Voici les événements relatés de l’intérieur :

 » Le 13/04 aux alentours de 18h30, une milice armée, composé de dirigeant d’un squat qui se revendique centre social à Montpellier, a expulsé des occupants du squat « la providence » sous prétexte entre autres que ces derniers « participent à la lutte sociale ». Des personnes, prévenues par les habitants barricadés dans leur chambre, sont venus pour essayer d’empêcher cette expulsion. Après avoir été frappé par une dizaine d’assaillants, ces personnes ont été menacées de mort par les expulsants (couteau à la main) et sommés de quitter la ville sous une semaine.

Plusieurs personnes se sont donc retrouvées expulsées de leur domicile le soir même sans pouvoir emporter l’intégralité de leurs affaires, qui ont été jetées à la poubelle ou détruites, notamment celles d’un camarade que nous soutenons qui est pour l’instant incarcéré à VLM depuis Carnaval en attente de son procès. »

D’après nos renseignements, le squat « attaquant » serait le squat de Luttopia situé dans les locaux des anciennes archives départementales à 700 mètres de là et le dirigeant en question serait un certain Jonathan.

Dans ce communiqué, on apprend également qu’un individu incarcéré à la prison de Villeneuve lès Maguelonne suite au Karnaval des Gueux 2018 semble avoir vécu à La Providence. Il ressort que cet individu est l’homme qui a défiguré un policier de la BAC de 58 ans à coups de tesson de bouteille dans le visage, occasionnant plus de 8 jours d’ITT.

Toujours d’après nos renseignements, il semblerait qu’aucune plainte n’ait été déposée par quiconque après la bagarre à « La Providence ». Une solution à l’amiable serait privilégiée, coordonnée par de mystérieux « organismes ». Des arrangements troubles en dehors de tout contrôle pour des actes de violence passibles de peines de prison…

Une résolution des problèmes à 180 degrés de la philosophie de vie exposée par ses occupants.

« Les différences générationnelles, culturelles et linguistiques coexistent dans ce lieu de vie qui fait la part belle à lʼentraide, le collectif et la concertation. Le squat se veut reposer sur un système égalitaire et démocratique où la parole de chacun est prise en compte dans le processus décisionnel. »

Les organismes apportant leur soutien au squat de La Providence sont la Ligue des Droits de l’Homme, la Cimade et RESF 34. La décision d’expulsion de ce squat avait été rejetée le 20 décembre 2017 par le juge des référés du tribunal d’instance de Montpellier en s’appuyant sur la fameuse trêve hivernale. Le délai accordé touche à sa fin et avec les beaux jours, arrive la possibilité d’une expulsion à compter du 8 mai 2018, c’est à dire demain.

Photos : Lengadoc Info

Lengadoc-info.com, 2018, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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One comment

  1. Charles Hoursain

    Bon,..pour une fois que les « organismes constitués » n’accusent pas les  » extrêmes droites »..Car les groupes extrêmes gauchistes se sont toujours livrés à des actions de destructions,attaques de police,incendies de voitures de police,destructions de vitrines,..( alors qu’il me semble qu’en extrême droite on respecte les forces de sécurité ( me trompe-je?)…

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