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CETA
Greta Thunberg au Parlement Européen. Crédit : DR

Coralie Dubost (LREM) invite Greta Thunberg à l’Assemblée Nationale et vote le CETA… le même jour !

24/07/2019 – 16h00 Paris (Lengadoc Info) – Le retournement de veste et l’incohérence en politique ce n’est pas nouveau mais parfois cela devient vraiment visible (pour ne pas dire risible). Ce mardi, la députée héraultaise Coralie Dubost (LREM) nous en a donné un bel exemple en invitant à l’Assemblée Nationale la jeune militante écologiste Greta Thunberg et en votant le même jour la ratification de l’accord de libre échange entre l’Union Européenne et le Canada, connu sous le nom de CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement).

Greta Thumberg à l’Assemblée Nationale le jour du vote sur la ratification du CETA

Ce mardi, la jeune activiste écologiste suédoise Greta Thumberg était invitée à l’Assemblée Nationale pour prononcer un discours sur l’urgence climatique. Une invitation qui vient du collectif parlementaire « Accélérons », un collectif qui rassemble aussi bien des députés de la majorité que de l’opposition et qui a pour volonté d’« accélérer la transition écologique et solidaire ».

Ce collectif compte 135 députés dont les héraultais Coralie Dubost et Patrick Vignal. Ce sont ces 135 élus qui ont donc invité Greta Thumberg à l’Assemblée Nationale… le même jour où 123 d’entre eux ne se sont pas opposés à la ratification du CETA pourtant décrié par les écologistes à commencer par l’ancien ministre de l’écologie d’Emmanuel Macron, Nicolas Hulot.

Le CETA, un grave danger écologique pour l’Europe

Le CETA est très critiqué sur le plan écologique, d’abord pour la hausse de la pollution liée à l’augmentation des importations et des exportations, mais surtout pour le droit que donne le CETA aux entreprises face à la politique écologique des États. Ainsi, si par exemple un pays européen vient à interdire le glyphosate sur son territoire, la filiale canadienne de Monsanto pourra attaquer en justice l’État en question. De même les normes sanitaires des pays seront moins respectées dans les importations (les normes canadiennes sont moins contraignantes).

Bref, en terme écologique, le CETA est un grave danger pour l’Europe. Aussi, inviter une activiste écologiste mondialement connue le jour même où l’on vote la ratification de cet accord de libre échange, c’est pour le moins cocasse…

Sur les neuf députés de l’Hérault, cinq ont voté pour le CETA (Coralie Dubost, Jean-François Eliaou, Nicolas Démoulin, Philippe Huppé et Christophe Euzet), deux contre (Emmanuelle Ménard et Muriel Ressiguier) et deux étaient absents (Patrick Vignal et Patricia Mirallès). Au niveau national, 266 députés ont voté pour contre 213 et 74 abstention.

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2019, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine.

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One comment

  1. Cette gamine conditionnée par des parents ignares et ambitieux me fait penser à Macron quand il déclarait à Alger que la France avait commis des crimes contre l’humanité alors que nous avions créé l’Algérie (cette colonie ottomane) de toutes pièces !! Il faudrait que cette pauvresse de gamine s’informe un peu plus sur l’évolution de la ,terre !! ou qu’elle lise Languedoc-info dont info ci dessous:
    «700 000 morts lors des canicules de 1718-1719»

    [Mise à jour du 7 août 2018 : en 2003, à l’occasion de l’épisode caniculaire, Libération avait interviewé Emmanuel Le Roy Ladurie. Nous republions cet article aujourd’hui.]

    Emmanuel Le Roy Ladurie, 74 ans, professeur au Collège de France, a écrit une Histoire du climat depuis l’an mil (Flammarion, 1967), maintes fois rééditée, qui reste le livre de référence sur le sujet.

    Que faut-il penser de la canicule actuelle ?

    J’aurais plutôt tendance à la relativiser ; même si l’aggravation du phénomène d’effet de serre est une rupture dans l’histoire du climat qui peut ouvrir une nouvelle ère climatique avec un ou deux degrés de différence. Ce qui aurait des conséquences incalculables. Mais l’actualité d’un été chaud, c’est autre chose : ce genre de grande sécheresse n’a pas manqué dans l’histoire française. En 1168, la Sarthe a séché. De même, l’été magnifique de 1351, où le prix du froment a été multiplié par trois à cause de sa rareté, avec «échaudage», comme l’on disait, ce qui entraînait des moissons et des vendanges très précoces, un vin en faible quantité mais excellent. Vous avez aussi des séries d’étés caniculaires consécutifs, des microères climatiques : 1331-1334, quatre étés de suite, 1383-1385, trois étés, ou encore la première moitié du XVIe siècle, particulièrement douce, où l’on peut parler d’un petit âge du réchauffement. L’été, les glaciers reculent beaucoup, la neige fond très haut. En 1540, beaucoup de témoins habitant les Alpes l’ont noté. A partir de 1560, on entre dans une autre période climatique, le «petit âge glaciaire», les étés caniculaires se font plus rares. Il y en a cependant encore, par exemple en 1636, l’été du Cid, où les témoins évoquent «un effroyable harassement de chaleur» pendant plusieurs semaines à Paris.

    En cas de forte chaleur, quel est l’ennemi principal des Français ?

    D’une part, la précocité et le faible rendement des récoltes, donc la rareté du grain, son prix qui flambe. D’où des phénomènes de disette, voire de famine. Mais la pluie est l’ennemi numéro 1, davantage que la chaleur : l’été pourri est plus redouté que l’été trop chaud. En revanche, la mortalité grimpe lors des étés trop chauds à cause de la dysenterie. Le niveau des fleuves et des cours d’eau baisse, l’eau puisée pour vivre et boire est plus vaseuse, infectée, polluée, et la mortalité est spectaculaire. 500 000 morts lors de l’été 1636 ou de l’été 1705, 700 000 lors des étés caniculaires de 1718-1719, avec même l’apparition de nuées de sauterelles et une forme de climat saharien sur l’Ile-de-France. Ces morts, ce sont surtout les bébés et les petits de l’année. Il y a, régulièrement, des générations décimées en France par la chaleur. Actuellement, les principales victimes, dans une proportion moindre, ce sont les vieux. L’autre conjoncture catastrophique était ce que l’on peut appeler le «modèle profiterole», c’est-à-dire une accumulation rapprochée de catastrophes climatiques. C’est le cas du contexte prérévolutionnaire : en 1787-1789 se succèdent de fortes pluies à l’automne, la grêle au printemps 1788 et un été suivant caniculaire. Ce fut explosif : échaudage, disette, cherté du grain. C’est à partir de ce moment que la chaleur a mis les gens dans la rue, et n’a plus été acceptée comme une simple fatalité.

    C’est-à-dire que les Français, en période de chaleur, commencent à se tourner vers les pouvoirs publics ?

    Moins les étés deviennent meurtriers, plus les gens se tournent vers l’Etat, et ce n’est pas un paradoxe : à partir du moment où l’Etat se mêle de plus près de la vie des gens, ceux-ci sont plus exigeants et plus enclins à dénoncer les incuries du pouvoir central. Ce processus historique accompagne la baisse de la violence, confisquée par l’Etat, ou la chute de la mortalité. Les interventions de l’Etat en période de canicule visent essentiellement à conjurer ou à limiter les effets de la famine. Dès la fin du XVe siècle, Louis XI tente d’instaurer un «maximum» (un contrôle des prix) en période de canicule. L’intervention massive vient avec Louis XIV et Colbert, très typique de la monarchie absolue : importations de blé, interdiction d’exporter, instauration de réserves dans les greniers d’abondance. Cela vise aussi à répondre aux deux principales accusations des Français en période de canicule : l’Etat ne fait rien ou, au contraire, ferait tout pour spéculer sur la cherté du blé, c’est ce qu’on appelle au XVIIIe siècle le «complot de famine».

    Comment les gens ou les autorités anticipaient-ils les étés trop chauds ?

    Plus encore qu’aujourd’hui, les Français ne parlaient que de cela : le climat était le sujet principal de conversation. Les marchés, par exemple, étaient suspendus aux nouvelles. On trouve aussi des théories, assez tôt, non pas sur les prévisions, impossibles, mais sur les tendances. Les fontes de glaciers ou les séries étaient interprétées : Mme de Sévigné évoque le fait que «le procédé du soleil et des saisons a changé» pour expliquer une série d’étés caniculaires successifs. Les curés jouaient aussi un rôle spécifique, ils étaient les baromètres de l’époque, prédisant plus ou moins le climat à venir. Si bien que les autorités, souvent sous la pression des Français, pouvaient anticiper. Arrachage de vignes, par exemple (entre 1587 et 1600), ou même constitution de réserves d’eau potable, qui commencent dès le début du XIXe siècle dans certaines municipalités.
    Tous ces écologistes ne sont que des frustrés voulant se donner une image ! mais en fait ce ne sont que des pastèques genre noël mamère, Ségolène ou con bendit…..
    On hésite chez tous ces écolos entre ignares, démagos, frustrés ou imbéciles…moi je pencherais pour le tout !! Sauvons avant tout les abeilles ou tant d’espèces animales, vrais bijoux de la nature !! Et éliminons l’espèce énarque, vrai drame de la France !!!!!

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